Eneco obtient le permis pour démonter les éoliennes de Perwez et les remplacer par des turbines plus hautes et plus puissantes

Les sept nouvelles éoliennes produiront plus de deux fois plus d'énergie que les huit éoliennes qui seront démontées.
Les sept nouvelles éoliennes produiront plus de deux fois plus d'énergie que les huit éoliennes qui seront démontées. - © Eneco

C'est une une bonne nouvelle pour Eneco. Le producteur d’énergie est autorisé à démonter et à remplacer huit éoliennes situées le long de la E411 à Perwez, entre l’aire autoroutière d’Aische-en-Refail et la sortie 11 Thorembais-Gembloux. Installées en 2005, ces éoliennes arrivent doucement au terme de leur exploitation. Elles seront remplacées par sept nouveaux mâts plus grands, plus puissants et plus performants.

Les nouvelles éoliennes feront de 175 à 180 mètres de haut (pales comprises), au lieu de 122 pour les engins actuels. Quant à la puissance, on passera de 1,5 à 4,2 mégawatts par turbine. Avec une éolienne de moins, le parc sera donc plus de deux fois plus puissant.

Le chantier en 2023?

Il y a un an, la fonctionnaire déléguée du Brabant wallon avait refusé d’octroyer le permis, pour des raisons administratives. Eneco a donc introduit un recours et complété son dossier, et le gouvernement wallon a finalement accédé à sa demande fin décembre.

Néanmoins, indépendamment du fait que cette décision peut toujours faire l’objet d’un recours au Conseil d’Etat, le chantier ne commencera pas de sitôt. D’abord, Eneco va devoir examiner le permis en détail et surtout les conditions imposées par le gouvernement. Ensuite, l’entreprise devra valider l’investissement et lancer un appel d’offres pour la construction des nouvelles turbines. Les travaux ne sont pas attendus avant 2023.

Une première pour Eneco

Pour Eneco, ce projet de "repowering" est une première. Le principal défi sera de perdre le moins d’énergie possible pendant la démolition des anciennes éoliennes et la construction des nouveaux mâts. Le chantier pourrait donc être fractionné.

"Nous devons maintenir les machines actuelles en fonction le plus longtemps possible pour qu’on puisse prendre directement le relais avec les nouvelles turbines, confirme Arnaud Janvier, responsable du développement éolien d'Eneco en Wallonie. Ce sera un challenge technique et un challenge au niveau de la sécurité."

Les futures éoliennes, plus hautes et plus lourdes, nécessiteront des fondations beaucoup plus résistantes. Elles ne seront pas construites aux mêmes emplacements qu’aujourd’hui, ce qui devrait justement permettre de poursuivre l’exploitation des turbines actuelles pendant la construction des nouvelles machines.

L'impact des éoliennes sur les oiseaux (JT du 11/11/2020)

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