Deux projets d'école "s'affrontent" à Genappe, et le ministre Di Antonio a mis de l'huile sur le feu

Genappe est située dans une région (l'ouest du Brabant wallon) où il n'y a pas assez d'écoles secondaires. Le problème est connu depuis plusieurs années. Et justement, comme il y a là-bas deux projets de création d’école, on pourrait penser que c'est une bonne chose...

A priori, oui… sauf que les deux convoitent le même terrain, sur le site de l'ancienne sucrerie de Genappe! Et cette semaine, le ministre Carlo Di Antonio (cdH) a mis de l'huile sur le feu.

Le ministre a simplement annoncé que le terrain en question allait être évalué pour ensuite être cédé, soit en vente publique soit par bail emphytéotique. L'acquéreur, précise le ministre, doit s'engager à y construire une école.

A priori pas de quoi déclencher une guerre scolaire. Sauf que deux projets effectivement convoitent ce terrain. Le premier, ce sont des parents qui voudraient une école secondaire de pédagogie active, type Frenet. Le second, baptisé Collège Père Damien, est soutenu par plusieurs écoles du réseau libre catholique.

C'est clair que la perspective d'une vente publique du terrain de Genappe, avec la possibilité de surenchérir, attise la concurrence entre les deux projets. Et les parents du projet de pédagogie active ont le sentiment qu'ils ne feront pas le poids par rapport au lobby du réseau catholique. Ils accusent même le ministre Di Antonio de faire le jeu du libre confessionnel.

Une fusion des deux projets?

Après tout, l'objectif est le même: répondre à la pénurie d'écoles secondaires dans l'ouest de la Province. La question est donc pertinente.

Cela dit, sur un plan pédagogique, les projets sont très différents. D'autant que le Collège Père Damien n'offrirait que le premier degré de l'enseignement secondaire, tandis que l'école de pédagogie active offrirait les trois cycles du secondaire.

Mais le plus étonnant dans ce dossier, c'est peut-être encore l'absence du troisième réseau d'enseignement, le réseau officiel, qui dans ce contexte de pénurie d'offre scolaire pourrait mettre tout le monde d'accord, avec un projet d'école publique. Il n'en est pas question pour l'instant.

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