Déconfinement: le festival Re'Sors, un été de surprises et de découvertes avec les Baladins du Miroir

Pas de grande foule sous chapiteau, les Baladins du Miroir proposent une série de petits spectacles pour un public restreint, coronavirus oblige.
3 images
Pas de grande foule sous chapiteau, les Baladins du Miroir proposent une série de petits spectacles pour un public restreint, coronavirus oblige. - © Hugues Van Peel - RTBF

Après plusieurs mois de confinement, le monde culturel revit. Exemple à Jodoigne où la troupe des Baladins du Miroir s'est réinventée pour respecter les mesures sanitaires. Pas de grande foule sous chapiteau comme à son habitude, mais une série de petits spectacles tous les samedis de l’été, pour des groupes de 65 personnes maximum.

"Très vite, on s’est rendu compte que ça allait durer longtemps, explique Gaspar Leclère, le directeur des Baladins du Miroir. On ne savait pas quand on pourrait rebondir, et on a décidé de rebondir différemment. Puisqu’on ne peut pas imaginer de mettre un spectateur sur trois dans notre chapiteau, on a décidé de faire autre chose. On a donc lancé ce festival Re’Sors, qui devait normalement avoir lieu sous le nom ô Chapô au mois de septembre. On l’a anticipé, en faisant tous les samedis de l’été un festival où on fait travailler les artistes de la région et de tout le pays."

Plaisir et partage

Et pour les artistes justement, ce retour sur scène est comme une renaissance.

"C’est que du bonheur, confirme Stéphanie Coppé, qui interprète une composition personnelle, accompagnée d’un contrebassiste. J’ai juste envie de m’amuser en fait. Je suis contente, si je peux donner du plaisir aux gens, les embarquer dans autre chose, qu’ils rêvent pendant une demi-heure, c’est vraiment extraordinaire."

"Je suis excité parce que je refais enfin mon métier tel que je l’aime, se réjouit Gaspar Leclère. C’est-à-dire qu’on va donner notre énergie à des spectateurs qui viennent pour la partager avec nous. C’est unique, c’est la force du vivant, c’est ce que le virtuel ne pourra jamais remplacer. On aura beau faire de la visio-conférence, on n’a pas cette émotion du groupe qui réfléchit ensemble. La grande force du déconfinement, c’est de retrouver des émotions qui nous ont appartenu, et peut-être de les apprécier plus qu’avant."

Le public au rendez-vous

Ce samedi, pour la première, le public a eu droit à une balade cabaret dans une ambiance conviviale. Et la soirée affichait complet, un soulagement pour les organisateurs.

"On sent surtout un public fidèle qui a envie de nous revoir et qui se dit qu’on est passé à travers la crise et qu’il faut nous soutenir. Je crois que c’est comme ça que la première s’est très vite remplie. Et notre fil rouge, c’est de jouer, tout simplement. Et de voir le plaisir dans les yeux des gens."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK