De Genval à Rebecq, les animaux de la ferme arrivent dans les maisons de repos

À Rebecq, la Résidence d’Arenberg accueille, depuis mercredi, 4 nouvelles pensionnaires, ce sont des chèvres. Elles sont installées dans un enclos juste à côté du bâtiment pour amuser et divertir les pensionnaires mais également pour créer des liens.

Véronique Saelens (directrice de la résidence) : "Cette initiative permet déjà aux 30 résidents qui ont une fenêtre sur l’enclos de voir de l’animation lorsqu’ils regardent par la fenêtre. Souvent, quand les personnes âgées quittent leur domicile, elles doivent dire adieu à leur animal de compagnie et pour certaines c’est un véritable déchirement. Réintroduire des animaux dans une maison de repos n’est pas toujours évident par rapport aux règles sanitaires. Ici, le fait d’avoir des animaux à l’extérieur permet de répondre au besoin des résidents. Il y a des pensionnaires qui font le tour de la résidence avec leur famille et qui s’installent sur le banc pour regarder les chèvres. Les enfants de la crèche viennent également jouer avec les animaux ce qui fait énormément plaisir aux résidents".

Le concept de la Grange Vadrouille

Une infirmière de Court-Saint-Etienne, Charlotte Simonis, amoureuse d’animaux de la ferme, a créé la "Grange Vadrouille". Elle sillonne notre province avec ses animaux, pour aller à la rencontre du public dans des écoles, dans des institutions pour personnes handicapées ou encore des maisons de repos.

Charlotte Simonis :"Nous avons des animaux dans le jardin et j’éprouve vraiment ce besoin de pouvoir partager ce bonheur. Nous nous sommes rapprochés de l’école du village pour pouvoir présenter les animaux aux enfants. Très vite, l’idée est venue de partager ces animaux au-delà des écoles c’est-à-dire dans les maisons de repos auprès des personnes âgées. C’est ici que le sens du projet prend le plus d’ampleur. C’est retrouver le privilège de prendre soin de quelqu’un d’autre. Je n’ai pas envie de parler de l’effet thérapeutique, car nous n’en sommes pas là, mais nous sommes dans le bien-être de l’autre, cela oui".

Ambiance de basse-cour à Genval

Au home Béthanie à Genval, la Grange vadrouille est arrivée avec des canetons, des lapins, des chèvres et l’âne Pépinot, grand mangeur de carottes.

Les animaux ont le don de très vite ouvrir la boîte à souvenirs des personnes plus âgées. Comme l’explique Charlotte Simonis. "Avec juste le contact avec un lapin ou un âne, les personnes s’ouvrent très vite sur la vie qu’ils ont vécue et ce qu’ils étaient étant jeunes".

Souvent, ce sont les années de guerre qui reviennent et l’époque où l’animal n’était pas un compagnon mais un bien nécessaire à la survie. Ces animaux créent une dynamique d’ouverture précieuse, après ces mois de confinement.

Si vous désirez découvrir cette initiative, vous pouvez vous rendre sur le site : www.lagrangevadrouille.be

 

 

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