Braine-l'Alleud: le directeur de l'école primaire du Collège Cardinal Mercier dénonce le sous-financement chronique de l'enseignement fondamental

Braine-l'Alleud : le directeur de l'école primaire du Collège Cardinal Mercier interpelle le monde politique
Braine-l'Alleud : le directeur de l'école primaire du Collège Cardinal Mercier interpelle le monde politique - © Google maps

Bruno Hendrickx est le directeur de l’école primaire du Collège Cardinal Mercier à Braine-l’Alleud qui compte 500 élèves. Il a adressé une lettre d’interpellation au ministre président, à la ministre de l’enseignement obligatoire et aux membres de la commission de l’éducation de la Fédération Wallonie Bruxelles. Il veut les sensibiliser et susciter leur réaction. Il n’en peut plus du sous-financement et du manque du personnel d’encadrement dans les écoles primaires.
 

Dans le secondaire, un élève est subsidié presque deux fois plus qu’un élève en primaire

"Est-il acceptable et normal qu’un enfant du maternel génère 464.50€ de subsides alors qu’un élève du secondaire génère, lui, 864€ ? Comment justifier un tel écart de subventionnement ? Ne faudrait-il pas revoir le système de subventionnement de l’enseignement obligatoire ?" demande Bruno Hendrickx aux politiques dans sa lettre.

Il dénonce également une grande différence entre le personnel d’encadrement dans le secondaire et le général. "Une école secondaire de 540 enfants va se voir dotée de sept personnes (éducateurs, secrétaires, comptable) en plus de la direction. Une école fondamentale ne se verra dotée que du seul directeur et un subside permettant l’embauche d’une secrétaire ou d’un éducateur ¾ temps maximum". En plus, ajoute-t-il, un directeur d’une école fondamentale est parfois moins payé que certains enseignants.

Il faut participer à des "concours" pour avoir droit à un tableau interactif ou des sanitaires décents !

"Est-il acceptable et normal que les directions des écoles fondamentales doivent participer à divers appels à projets pour avoir la chance ou non d’être sélectionné après avoir créé des dossiers complexes, tout cela pour recevoir des maigres subsides pour améliorer la qualité des sanitaires ou pour recevoir un tableau interactif par exemple".

Bruno Hendrickx n’est que la pointe de l’iceberg d’une vague de fond. "Nous sommes devenus des super-secrétaires" conclut Bruno Hendrickx, "on ne joue plus du tout le rôle de pédagogue". Il ne faut plus de mesurettes ou des emplâtres sur une jambe de bois. "Il faut avoir une réflexion de fond sur le fonctionnement du fondamental". Il attend maintenant une réaction du monde politique.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK