Bois de Halle: le Kunstenbo(!)sdesarts construit des ponts entre le Brabant wallon et flamand

Les trolls de Trollandia ont envahi le bois de Halle. Ils n'ont pas de problème linguistique. Ils parlent troll.
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Les trolls de Trollandia ont envahi le bois de Halle. Ils n'ont pas de problème linguistique. Ils parlent troll. - © Monika Wachter - RTBF

Grâce à l'art, le "Kunstenbo(!)sdesarts" veut construire des ponts entre les deux communautés linguistiques. Pour la deuxième fois, sept centres culturels de la périphérie bruxelloise ont organisé le festival des arts forains au cœur du bois de Halle, sur la frontière linguistique. Au détour d'un chemin, les promeneurs peuvent découvrir un spectacle de musique, de cirque, de théâtre ou encore de danse.

Bert Kruismans, l'humoriste flamand le plus célèbre en Wallonie, est pour la deuxième fois le parrain du festival. "On habite Braine-l'Alleud. Mais les gens qui habite Halle ,on ne les connaît pas. La musique et la danse, etc. sont très intéressantes pour se rencontrer, pour connaître les autres. Roland est un artiste tellement connu, pas seulement en Flandre, il joue aussi à Singapour, n'importe où. Mais à mon avis, il n'est pas tellement connu en Wallonie."

Un chouette projet

Pascal Rimaux est bénévole au centre culturel de Braine-le-Château. Il est passionné par cette collaboration bilingue. "La préparation est très chouette aussi avec les néerlandophones. On s'entend super bien avec les centres culturels. C'est vraiment un chouette projet. Moi, je ne parle pas du tout flamand. Mais les gens font l'effort et j'ai appris quelques mots et ça commence à venir. J'ai appris plus en quelques mois qu'en douze années d'école" dit-il en rigolant.

Ce sont les arts qui nous invitent à vivre ensemble

Les spectateurs se promènent dans le bois et s'amusent en même temps. "Mais quand on vient en famille," explique une femme flamande, "on reste entre nous. On ne fait pas tellement connaissance avec les wallons." Pourtant, cette autre jeune femme flamande qui est venue avec son compagnon n'est pas de cet avis. Au contraire, pour elle "c'est super qu'on sait quand-même vivre ensemble, même ici dans une région un peu difficile pour les deux. Ce sont les arts qui nous invitent à vivre ensemble. En fait, c'est un bon exemple pour le reste de la Belgique." 

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