Boiron à Beauvechain, épisode 3 : l'enquête publique débute ce lundi

Pour faire accepter son nouveau projet, Boiron a réduit de deux tiers la surface de construction au sol.
Pour faire accepter son nouveau projet, Boiron a réduit de deux tiers la surface de construction au sol. - © Boiron

La filiale belge de Boiron va-t-elle enfin parvenir à s’installer à Beauvechain? Une enquête publique commence ce lundi, et elle risque d’être mouvementée.

C’est la troisième fois que la section belge des laboratoires pharmaceutiques Boiron tente de quitter son siège d’Evere pour déménager à Beauvechain. Le but: construire un site plus convivial, et se rapprocher de ses employés. Seulement, le siège de Boiron, ce n’est pas une simple bâtisse: il s’agit de bureaux conséquents, et de locaux à caractère médical. Et dans un village comme celui de Beauvechain, ça a engendré une levée de boucliers.

1200 opposants au dernier projet

La dernière fois que Boiron a tenté de s’installer à Beauvechain, quelque 1200 citoyens s’y étaient opposés. Les riverains, groupés notamment au sein du collectif "Beauvechain zone villageoise", craignent pour la biodiversité du lieu de construction. "Ce genre d’activité n’a pas sa place dans un village, mais sur un zoning industriel", affirme ainsi Sophie Dallemagne, membre du collectif et représentante des 1200 opposants, en réaction à ce nouveau dossier. Par ailleurs, le projet comprend un parking de 40 places, qui pourrait engendrer une pollution aux hydrocarbures dans la rivière voisine selon les citoyens. Enfin, ces derniers craignent une extension du site a posteriori.

Deux tiers en moins

Suite à l’opposition engendrée par la dernière proposition, Boiron a décidé de réduire de deux tiers la surface de construction au sol des bâtiments, passant de 2330 m² à 885 m². "Il ne s’agit pas d’une production industrielle et logistique", se défend Bertrand Duquesne, le directeur général de Boiron Belgique. "Nous construisons nos bureaux et une pharmacie, et l’activité de préparations magistrales, qui est tout à fait normale pour une pharmacie, est en lien avec le respect de l’environnement, car manuelle et sans rejets de produits potentiellement polluants dans la nature". Pour montrer patte blanche, Boiron a par ailleurs fait appel à un bureau spécialisé en conservation de la nature. Enfin, la filiale se défend aussi de projets d’expansion.

Alors Boiron à Beauvechain, cette fois, ça passe ou ça casse ? Réponse à l’issue de l’enquête publique, qui se termine le 23 février.

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