Après la rhéto, ils entament une septième année de secondaire, pour mieux affronter leurs futures études scientifiques

La septième année "spéciale sciences" compte soixante élèves répartis dans deux classes.
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La septième année "spéciale sciences" compte soixante élèves répartis dans deux classes. - © Hugues Van Peel - RTBF

Ce mardi sera jour de rentrée scolaire pour plusieurs dizaines de jeunes qui sont sortis de rhéto en juin, certificat en poche, mais qui ont été préféré attendre avant de se lancer dans des études supérieures.

A Louvain-la-Neuve, le Lycée Martin V organise depuis quelques années une septième année "spéciale sciences". Il s’agit d’une année de transition qui permet aux jeunes d’approfondir les matières avant de s’inscrire à l’université ou dans une haute-école.

Pas une année pour glander

Mais attention, touristes s’abstenir, le programme est costaud: chaque semaine, quatre ou six heures de biologie, cinq heures de chimie minérale, trois heures de chimie organique, cinq heures de physique, dix heures de mathématiques, deux heures de trigonométrie, deux heures d’anglais et une heure de méthode.

"On revoit les bases du secondaire mais on entame aussi certains chapitres de BAC1, explique Colette Sartori, co-titulaire. Donc, c’est du sérieux."

"Le programme est dense, ajoute Damien Dejemeppe, directeur du Lycée, de façon à ce que la maîtrise des compétences dans les différentes disciplines soit suffisante en fin de parcours pour pouvoir entamer de façon confortable les études supérieures. Si quelqu'un est venu avec le projet de faire du tourisme cette année, il va assez vite déchanter."

Motivations diverses

Ce lundi, une trentaine d’élèves sont venus assister à la matinée d’accueil. Ils viennent d’un peu partout : Ciney, Gembloux, Jodoigne, Braine-l’Alleud, Louvain-la-Neuve et Bruxelles notamment. "Je me suis inscrit pour me préparer à l’examen d’entrée en médecine, explique Alexandre. Je l’ai passé en juin, malheureusement je l’ai raté, de justesse. Du coup je me suis donné un an pour être prêt à le repasser".

Certains jeunes ont déjà une idée précise de ce qu’ils veulent faire l’an prochain, mais tous ne sont pas dans ce cas. "Je sais que je vais faire des études scientifiques, mais je ne sais pas encore lesquelles, confie Virgile. En plus, j’ai quelques lacunes, donc je vais pouvoir me rattraper avec cette septième. Je préfère partir sur de bonnes bases. Et j’ai un an en plus pour réfléchir à mes études".

"De toute façon, ce n'est pas une année perdue, parce qu'on leur apprend la rigueur, ajoute Damien Dejemeppe. Et ça, ils pourront en profiter quoi qu'ils fassent plus tard, même s'ils décident en fin d'année de ne plus s'orienter vers des études de type scientifique."

Obligation scolaire, comme dans le secondaire

Particularité de cette année de transition, les élèves inscrits sont soumis à l’obligation scolaire. Pas question de brosser pour aller guindailler, les absences seront notées et devront être justifiées. Mais l’environnement de travail est bien différent du secondaire. Les cours, par exemple, ont lieu dans des locaux de l'UCLouvain. "Le climat dans lequel se trouve les élèves est un climat d’études supérieures. Ils ont un peu moins de liberté que les étudiants du supérieur, mais avec déjà une mise dans le bain universitaire".

Pour la septième spéciale sciences, il y a deux classes de trente élèves, l’une étant réservées aux étudiants qui devront franchir l’obstacle de l’examen d’entrée en médecine et dentisterie. Mais le Lycée Martin V propose également (et depuis bien plus longtemps) une septième année spéciale mathématiques, qui rencontre également un vif succès.

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