200 travailleurs sur le carreau chez NLMK Clabecq: à quoi va servir la cellule de reconversion?

Les travailleurs victimes de la restructuration seront reçus individuellement pour identifier un projet de reconversion.
Les travailleurs victimes de la restructuration seront reçus individuellement pour identifier un projet de reconversion. - © Tous droits réservés

Le Forem organise ce mardi plusieurs séances d’information pour les quelque 200 travailleurs victimes de la restructuration chez NLMK à Clabecq. Il s’agit de leur expliquer le fonctionnement de la cellule de reconversion qui sera mise en place début août. A quoi servira-t-elle ? Que proposera-t-elle à ceux qui se retrouvent sans emploi ? Eléments de réponse.

Une cellule de reconversion a pour but de reclasser les travailleurs licenciés lors d’une restructuration. Concrètement, chacun aura droit à un entretien individuel pour identifier un projet professionnel et se verra proposer des formations qui correspondent à ses attentes. Le Forem leur dispensera également toutes sortes de conseils utiles.

"On va voir avec eux comment réaliser une recherche d’emploi, comment rédiger un CV et comment se préparer à un entretien d’embauche, explique Emeline Brohée qui coordonne les reconversions collectives au Forem. On va aussi les informer sur le marché de l’emploi de leur région et sur leurs droits et devoirs en tant que demandeurs d’emploi."

Pour tourner la page

La cellule de reconversion est aussi là pour redonner confiance aux travailleurs. Elle doit permettre d’aller de l’avant, de dépasser la rancœur et la colère.

"Il faudra effectivement tourner la page et passer à autre chose, confirme Lahoucine Ourhibel, secrétaire permanent CSC-Metea. Il faut laisser tomber la déception, que je comprends et qui est tout à fait légitime. Il faudra du temps sans doute pour certains, mais il faut maintenant regarder devant soi. Et il y aura des perspectives positives pour chaque travailleur qui sera là."

La cellule fonctionnera pendant un an, avec une possible prolongation d’une année. Cela donnera du temps à chacun de se retourner. En 2018, les cellules de reconversion mises en place en Wallonie ont atteint un taux de réinsertion de 73%.

De l’emploi dans d’autres secteurs?

Mais chez NLMK, que peuvent espérer les travailleurs ? "Dans la sidérurgie, les perspectives ne sont pas énormes, reconnaît Lahoucine Ourhibel, mais elles existent. Il y a des entreprises sidérurgiques qui se portent bien au niveau de leur santé, de leur carnet de commandes et du nombre d’engagements. Donc il y a des possibilités de reclassement. Mais il y en a aussi dans d’autres secteurs du métal et peut-être même va-t-il falloir sortir du secteur du métal. Par exemple, le secteur de la logistique dans l’ouest du Brabant wallon est en plein développement. Donc il faudra voir chacun individuellement où il se situe, où il veut aller. Et on va suivre de près leur trajectoire et les aider du mieux qu’on peut pour essayer de leur trouver des formations, et par la suite de l’emploi".

Journal télévisé 16/01/2019

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