Nucléaire iranien: une victoire de la raison, une lueur d'espoir pour le Moyen-Orient

Image d'illustration: des Iraniens en liesse à Téhéran
Image d'illustration: des Iraniens en liesse à Téhéran - © Tous droits réservés

N’en déplaise aux Cassandres et aux bellicistes du Moyen-Orient et du Capitole, l’accord sur le nucléaire iranien finalisé le 14 juillet 2015 constitue une belle victoire. Il ne s’agit pas simplement d’une victoire de la diplomatie dans l’absolu, mais aussi et surtout de celle de la raison. En signant cet accord qui, comme toute tractation négociée, résulte de concessions et de compromis de la part des deux camps, ces derniers ont montré qu’ils avaient finalement pris conscience des dangers de l’impasse dans laquelle ils s’étaient enferrés.

Car, contrairement à ce que pensent certains ici et là, il n’y avait pas d’autre issue au bras de fer entre l’Iran et la "communauté internationale" que celle d’une "vraie" négociation, c’est-à-dire une négociation où les parties en présence reconnaissent mutuellement la réalité, voire la légitimité, de leurs intérêts et inquiétudes respectifs, et acceptent de s’engager dans un processus à somme positive où chacun doit céder sur certains points pour pouvoir gagner sur d’autres dans la recherche d’un compromis acceptable pour tous, et au regard duquel aucune partie n’est totalement perdante, ou totalement gagnante.

Il n’y avait pas d’autre issue au bras de fer entre l’Iran et la "communauté internationale" que celle d’une "vraie" négociation

Mais l’accord auquel ont abouti les "P5+1" et l’Iran est également précieux car il vient rompre une très longue chaîne de comportements relevant du registre de la confrontation, notamment entre l’Iran et les Etats-Unis. Ce faisant, il montre que les deux côtés sont aujourd’hui capables de se parler et de construire ensemble un arrangement mutuellement satisfaisant.

Au-delà, l’accord constitue la seule bonne nouvelle relative au Moyen-Orient depuis que les printemps arabes (à la seule exception tunisienne) se sont vus rattraper par les problèmes tant structurels que conjoncturels des pays de la région et se sont enlisés dans des conflits sanglants.

Certaines voix saoudiennes, israéliennes ou, aux Etats-Unis, républicaines, dénoncent cet accord en arguant qu’il va permettre à l’Iran de déstabiliser la région. Or celle-ci l’est déjà, et les responsabilités sont très largement partagées par tous les acteurs qui y évoluent, de l’Iran dont la politique de soutien aux causes chiites partout au Moyen-Orient depuis le déclenchement des "Printemps arabes" a amplifié la crainte d’une hégémonie iranienne, à l’Arabie saoudite qui, depuis des décennies, finance le sunnisme radical qui a pris aujourd’hui le visage terrifiant de l’Etat islamique, en passant par les Etats-Unis qui ont mis en branle des dynamiques meurtrières au travers de leur occupation de l’Irak et enfin par Israël dont les gouvernements, de plus en plus situés dans la mouvance de la droite dure, ont systématiquement préféré la colonisation à la négociation, alimentant d’autant un radicalisme présent partout dans la région. Non. Contrairement à ce que veulent faire croire ses détracteurs, l’accord sur le nucléaire iranien offre une petite lueur d’espoir.

Des alternatives plus contreproductives qu’effectives

Lorsque la question du nucléaire iranien a fait surface en 2002, l’Iran était en passe de se doter d’une centaine de centrifugeuses indispensables à l’enrichissement de l’uranium, première étape d’une éventuelle militarisation d’un programme nucléaire. Dans un contexte marqué par les suites des attentats du 11 septembre 2001 et la "guerre contre la terreur" de George W. Bush (pour qui d’ailleurs l’Iran est un des piliers de "l’axe du mal"), Téhéran est mis en demeure de s’expliquer sur ses activités nucléaires et d’en démontrer le caractère civil.

A un moment où les Etats-Unis ne conçoivent pas de parler à l’Iran, les trois pays européens (France, Allemagne et Grande-Bretagne) prennent l’initiative d’une négociation qui aboutit en octobre 2003. Mais les deux camps tergiversent, en particulier les Européens, pressés par les Américains d’adopter une ligne dure.

La fenêtre d’opportunité se referme rapidement avec l’élection de l’ultra-conservateur Ahmadinejad à la présidence iranienne en juin 2005. Ce dernier décide de démultiplier les capacités iraniennes d’enrichissement de l’uranium, procédé pourtant suspendu en novembre 2004 en vertu de discussions alors en cours avec les Européens. La voie de la négociation dont les termes sont considérés abusifs par les Iraniens se ferme, laissant la logique de la confrontation prédominer.

A ce jour, l’Iran s’est doté de près de 20 000 centrifugeuses capables d’enrichir l’uranium à 20%

D’un côté, la communauté internationale s’engage dans une succession de sanctions de plus en plus sévères pour faire plier Téhéran, de l’autre ce dernier continue de développer son programme nucléaire, arguant de son caractère civil et se revendiquant ainsi de son droit à la technologie de l’atome garanti par le Traité de non-prolifération. De sorte qu’à ce jour, l’Iran s’est doté de près de 20 000 centrifugeuses capables d’enrichir l’uranium à 20%.

Et ceci en dépit non seulement des sanctions internationales, mais également d’une série d’assassinats et de disparitions qui ont ciblé des personnalités et scientifiques iraniens engagés dans le programme nucléaire et d’actions de sabotage, notamment informatiques, à l’instar du virus Stuxnet qui visait à endommager les centrifugeuses iraniennes.

Israël, suspecté d’avoir été, avec les Etats-Unis, en première ligne dans les assassinats et les actions de sabotage, n’a cessé depuis de nombreuses années de brandir la menace de la solution militaire, par un bombardement ciblant les installations nucléaires iraniennes. Israël a, dans ce registre, deux précédents : Osirak, centrale nucléaire pourtant civile à ce stade et donc licite au regard du droit international, bombardée en Irak en juin 1981, et un mystérieux site syrien à Deir el Zour, en septembre (2007). A chaque fois, le gouvernement israélien ne s’était guère embarrassé de fioritures et avait mené rondement ses frappes. De plus, bien qu’en violation flagrante de la Charte des Nations Unies, il n’avait eu à subir aucune conséquence négative grâce au bouclier que lui assure le droit de veto américain au Conseil de sécurité de l’ONU.

Sur la base de ces précédents, on pouvait craindre que, s’il lui avait été techniquement et politiquement possible de tuer dans l’œuf le nucléaire iranien par des frappes militaires, Israël l’aurait certainement très sérieusement envisagé. Qu’il se soit abstenu est une forme de reconnaissance tacite du caractère irréaliste de cette option. Des voix issues des milieux spécialisés l’ont d’ailleurs reconnu dans le pays même. De son côté, instruit par le précédent d’Osirak, l’Iran a veillé à multiplier, à disperser et à enfouir certaines de ses installations nucléaires si profondément qu’elles survivraient à des frappes. Tout au plus, le programme iranien aurait-il donc été ralenti sans être enrayé.

Mais le véritable enjeu réside dans le caractère contre-productif de telles frappes, car ces dernières auraient fourni à Téhéran autant d’arguments pour s’émanciper totalement de ses obligations internationales au regard du TNP et pour légitimer une militarisation de son programme puisqu’il aurait fait l’objet d’une agression contraire au droit international sans que la communauté internationale – paralysée en toute vraisemblance par le veto américain – ne le défende comme cela a été le cas dans la guerre face à l’Irak (1980-1988). Le régime iranien aurait sans doute également bénéficié à cette occasion d’un regain de sympathie au sein du monde musulman alors que l’opinion publique iranienne aurait fait corps autour de lui face à cette agression extérieure.

Dans un autre registre, l’Arabie saoudite a également opté pour la stratégie de la confrontation sur tous les terrains où l’Iran est suspecté d’avoir une influence quelconque, du Liban dont le système politique est l’otage des alliances extérieures de ses acteurs depuis les présidentielles de 2004 au moins, à Bahreïn où Riyad est intervenu militairement pour protéger la dynastie sunnite régnante face à la rébellion de la population chiite majoritaire qui a éclaté dans le sillage des " Printemps arabes ", en passant par la Syrie et plus récemment le Yémen où le royaume s’embourbe dans une guerre contre la rébellion houthie au prix d’une grave crise humanitaire et d’une alliance de facto avec al Qaïda. Le résultat net de cette confrontation saudo-iranienne a été la multiplication et la radicalisation des crises et des conflits des rives de la Méditerranée aux marches du royaume sans que l’on puisse déceler de transformation significative de la politique régionale iranienne.

Il est probable que l’accord finalement trouvé est le meilleur possible

Demeure la question de savoir s’il aurait-il été possible d’obtenir un meilleur accord, c’est-à-dire cette sorte de reddition iranienne totale telle que la souhaite, par exemple, Benjamin Netanyahou. Au-delà des affirmations récentes de Kerry pour qui un tel accord était une chimère (fantassy), il est probable que l’accord finalement trouvé est le meilleur possible. N’oublions pas que l’équipe iranienne a négocié avec un camp opposé autrement plus nombreux : les six puissances, en tête desquelles les Etats-Unis, Federica Mogherini, représentante à la fois de l’UE et des trois Etats européens impliqués dans le dossier, mais également l’AIEA.

Si ce panel de négociateurs n’a pas réussi à arracher de meilleurs termes à l’Iran, c’est que ce dernier avait à faire valoir certains bons droits et qu’il pouvait monnayer certaines concessions en en offrant d’autres, intéressantes pour ses partenaires de négociation. Cela veut également dire que toutes les parties prenantes à la négociation partageaient la conviction qu’il n’y avait pas d’option plus effective que cette négociation et, conséquemment, la volonté d’arriver à un arrangement mutuellement satisfaisant.

Les détracteurs de l’accord, ou la logique maximaliste

Les détracteurs de l’accord sur le nucléaire iranien appartiennent à trois types d’acteurs désireux de préserver leurs intérêts respectifs. Le premier groupe se trouve en Iran, le deuxième est représenté par l’establishment israélien et ses alliés républicains aux Etats-Unis, le troisième est emmené par l’Arabie saoudite.

En Iran, au sein de l’élite au pouvoir, l’accord du 14 juillet jouit semble-t-il du soutien des réformistes, des modérés et des centristes. Son image est également très positive au sein de la population iranienne comme l’ont démontré les manifestations de liesse populaire qui ont accueilli sa conclusion. Ce n’est pas une surprise. Un sondage réalisé par l’agence IRNA en avril 2015 avait déjà révélé que 82,6 % des Iraniens interrogés se déclaraient "optimistes" et "heureux" de la signature de l’accord intermédiaire[2].

Par contre, de fortes résistances émanent de la frange conservatrice de l’élite politique de la République islamique. C’est ce qu’ont déjà montré la violente polémique qui a opposé en mai dernier le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, principal négociateur avec la communauté internationale sur le dossier nucléaire, au député conservateur, Mehdi Kouchakzadeh, lors d’une séance fermée du Majles – Zarif avait été qualifié de "traître" à cette occasion – ou la tentative de gêner, voire de bloquer les négociations en cours par l’intermédiaire du vote le 23 juin 2015 (213 députés sur 244 présents) d’une loi intitulée "préservation des droits et des acquis nucléaires", définissant des conditions restrictives pour un accord nucléaire ‘valable’ du point de vue du Parlement iranien entre Téhéran et les pays du " P5 + 1 "[3].

Un accroissement des tensions politiques en Iran ne peut être exclu

La frange conservatrice n’a pas manqué de dénoncer l’accord du 14 juillet dont elle craint surtout les répercussions à long terme pour l’évolution du régime et le maintien de ses privilèges. Aussi tente-t-elle de créer un climat d’inquiétude et s’est-elle ingéniée à jeter le doute sur ses visées réelles, le présentant comme une tentative destinée à accroître le poids des forces pro-occidentales afin d’obtenir in fine un changement de régime. Dans ce climat, un accroissement des tensions politiques en Iran ne peut être exclu. Certains observateurs craignent que ce courant ne cherche à répondre de manière radicale à l’ouverture que l’accord offre à l’Iran en accroissant la pression sur les opposants, les critiques du régime, les démocrates et les intellectuels, voire en tentant de le saboter.

Aujourd’hui à son quatrième mandat, Benjamin Netanyahou, chef d’un des gouvernements les plus à droite de l’histoire d’Israël, est sans doute l’opposant le plus virulent à l’accord du 14 juillet. D’ailleurs, tout au long des négociations qui avaient repris peu après l’élection du président Rohani à la tête de la République islamique (juin 2013), et cette fois avec une implication directe des Etats-Unis, Netanyahou n’a eu de cesse de militer contre un accord basé sur le compromis autour du nucléaire iranien.

Trouvant dans les milieux pro-israéliens du Capitole non seulement des oreilles attentives mais aussi des relais puissants, "Bibi" a été suffisamment loin pour tendre les relations entre son pays et l’Administration américaine à un degré jamais atteint dans les dernières décennies. Un des épisodes les plus saillants de ce bras de fer est l’intervention directe du Premier ministre israélien devant le Congrès américain, organisée dans le dos de l’Administration Obama au début de mars 2015, au milieu de fuites selon lesquelles les services israéliens auraient espionné la délégation américaine aux négociations.

C’est par la critique – une " erreur historique " dit-il – que le chef de cabinet israélien a accueilli l’accord du 14 juillet, fruit de négociations pourtant intenses. Car, dans la mesure où cet accord ne liquide pas quasiment en totalité les capacités (même civiles) de l’Iran, il le considère comme menaçant la survie même de l’Etat hébreu. Bien que de nombreuses voix en Israël se félicitent de l’accord, le gouvernement Netanyahou n’a pas voulu se laisser convaincre par un John Kerry soucieux de réexpliquer et rassurer.

Il en va de même des alliés républicains d’Israël au sein du Congrès américain, qui ne tarissent pas de critiques à l’égard d’un accord présenté comme fondamentalement imparfait. Tant au sein du monde politique pro-israélien que dans certains pans de l’opinion américaine, les réactions suggèrent une équation systématique entre les capacités nucléaires, même civiles et bridées, laissées à l’Iran et l’acquisition de l’arme nucléaire.

Si l’Administration Obama échouait à faire valoir ses vues et à contenir les détracteurs de l’accord tant aux Etats-Unis qu’en Israël, les risques que les uns ou les autres cherchent à entraver, voire faire dérailler la mise en œuvre du texte ne seraient pas négligeables. Non seulement l’on reviendrait à la "case départ", mais les détracteurs de l’accord en Iran même trouveraient leur position renforcée. Autrement dit, le refus des droites israélienne et américaine de donner sa chance à l’arrangement négocié pourrait conforter directement la position des plus extrêmes de leurs ennemis iraniens.

Engagée dans un bras de fer régional multidimensionnel avec l’Iran, l’Arabie saoudite semblait également partie pour condamner sans appel l’accord sur le nucléaire iranien. Toutefois, après la visite du Secrétaire d’Etat à la défense, Ash Carter, le ministre des Affaires étrangères du royaume wahhabite, Adel al-Jubeir, a estimé que, selon les assurances reçues, l’accord semblait effectivement barrer la route à l’acquisition de l’arme nucléaire par l’Iran. Etonnamment conciliante au moment où République islamique et monarchie wahhabite se font la guerre par acteurs interposés sur plusieurs fronts au Moyen-Orient, une telle déclaration peut déjà être reportée dans la colonne des retombées positives éventuelles de l’accord.

Une lueur d’espoir pour le Moyen-Orient ?

Une étape considérable a été franchie avec la conclusion de l’accord sur le nucléaire iranien entre la République islamique d’une part, la communauté internationale, Etats-Unis en tête, d’autre part. Non seulement un dossier de prolifération particulièrement épineux a été réglé de manière consensuelle, mais une inimitié radicale entre Téhéran et le "Grand Satan" – les Etats-Unis – a été dépassée pour la toute première fois depuis plus de 35 ans. Cette inimitié, alimentée de part et d’autre, avait constamment compliqué la donne régionale et ses évolutions, Téhéran prenant quasi-systématiquement le contre-pied des politiques américaines qui, réciproquement, ne lui réservaient qu’exclusion et endiguement.

Pour certains observateurs libéraux iraniens, sa conclusion indique la possibilité d’un changement fondamental de comportement de la République islamique et pourrait signaler la fin de l’ère révolutionnaire visant à modifier le statu quo régional et international[4]. Si une telle évolution se confirme, elle pourrait ouvrir la porte selon certains experts américains à la mise en place à moyen terme d’une détente stratégique entre Washington et Téhéran. Même si ses potentialités passeront forcément par la bonne foi que les différentes parties mettront dans l’exécution de ses termes, l’accord du 14 juillet a quand même brisé un mur, faisant passer les relations bilatérales irano-américaines de la confrontation à l’engagement. Il a permis la construction d’un dialogue et d’une confiance au moins relative. Il pourrait amener les différents acteurs, notamment Iraniens et Américains, à amorcer des formes de coordination voire de coopération sur certaines des crises sévissant au Moyen-Orient, et en améliorer ainsi les perspectives de règlement. Car aujourd’hui aucune force dans la région ou sur la scène internationale ne détient à elle seule la clé d’une crise ou d’un conflit quelconque, que ce soit par la voie des armes ou de la négociation.

Mais il faudrait, pour que l’accord produise au-delà du nucléaire des dividendes positifs, que les amis des Américains, et notamment les Saoudiens et les Israéliens, prennent la mesure de cette opportunité dans une région qui s’enfonce dans une violence qui semble s’intensifier et s’étendre de jour en jour. De même qu’il faudrait que les forces modérées raffermissent leur position, en particulier en Iran mais aussi en Israël, afin d’éviter tout dérapage auquel ont intérêt ceux qui ont plus à perdre avec l’apaisement qu’avec la conflictualité.

 

[1] Chargés de cours, respectivement à l’Université Catholique de Louvain et l’Université Libre de Bruxelles. Respectivement membre du CECRI et du REPI.

[2] Chiffre cité dans Ladane Nasseri Golnar Motevalli, " Iran’s Middle Class Plans for Life After a Deal ", Bloomberg.com, April 15, 2015.

[3] " Iran : le Parlement adopte une loi visant à ‘préserver les droits nucléaires’ ", Blog Nouvelles d'Iran, le Monde, 23 juin 2015.

[4] Hossein Alizadeh, " End of Negotiations; Start of New Behavior ", Rooz, July 22, 2015.

 

Elena Aoun et Thierry Kellner

Elena Aoun a effectué un doctorat en Sciences politiques à Sciences-Po Paris et un post-doctorat à l'Institut d'études européennes des Universités de Montréal et McGill.

Elle a enseigné à l'Université Libre de Bruxelles et à l'Université de Namur avant de passer à l'Université Catholique de Louvain.

Ses recherches portent sur la politique étrangère de l'Europe au Moyen-Orient, notamment à l'égard du conflit israélo-palestinien, ainsi que sur les différentes crises du Moyen-Orient et le maintien de la paix.

Elle est membre du Centre d'étude des crises et conflits internationaux (CECRI), du Réseau de recherche francophone sur les opérations de paix (Université de Montréal), de l'International Studies Association et collaboratrice au centre de Recherche et Enseignement en Politique internationale (REPI - ULB).

 

Docteur en relations internationales de l'Institut universitaire de hautes études internationales (IUHEI) de Genève, Thierry Kellner enseigne au Département de science politique de l'Université libre de Bruxelles. Il est également chercheur associé au Brussels Institute of Contemporary China Studies (BICCS/VUB).

Il est l'auteur de nombreux articles et ouvrages, dont La Chine et la "Grande Asie centrale" dans la période post-11 septembre, dans La Chine sur la scène internationale. Vers une puissance responsable ? Peter Lang, 2012 ; Histoire de l'Iran contemporain, (avec Mohammad-Reza Djalili), Collection Repères, 2012 ; L'Iran et la Turquie face au "printemps arabe", vers une nouvelle rivalité stratégique au Moyen-Orient ? (avec Mohammad-Reza Djalili), Les livres du GRIP, 2012 ; 100 questions sur l'Iran (avec Mohammad-Reza Djalili), Editions La Boétie, 2013.

 

Les deux chercheurs collaborent sur les questions relatives à la Chine au Moyen-Orient ainsi que sur les enjeux régionaux et internationaux du nucléaire iranien.

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