Journée internationale des droits des femmes : le monde politique prend la parole

Journée internationale des droits des femmes: le monde politique prend la parole
Journée internationale des droits des femmes: le monde politique prend la parole - © Tous droits réservés

En ce 8 mars, journée de lutte pour les droits des femmes, les partis politiques belges se sont eux aussi exprimés sur ce combat quotidien. Dans un communiqué, Ecolo dénonce notamment plusieurs inégalités liées « aux écarts salariaux, au différentiel concernant le montant des pensions, à la répartition des tâches domestiques et familiales ».

Autre point d’attention pour le parti vert : le harcèlement en ligne. « S’il arrive aussi aux hommes de faire l’objet de harcèlement en ligne, les femmes sont en effet particulièrement ciblées et font face à des attaques spécifiques », peut-on lire dans le communiqué d’Ecolo. Dans ce contexte, le parti veut « permettre à la police et à la justice d’accompagner les victimes de violences 'virtuelles', notamment via la loi contre le sexisme et le harcèlement de rue, qui pourrait parfaitement recouvrir ces réalités. »

Du côté du parti socialiste, on pointe une série de mesures « pour assurer une réelle égalité entre les femmes et les hommes ». Egalité salariale, congé de paternité obligatoire de minimum un mois sans perte de revenus, dépénalisation totale de l’IVG, lutte contre les violences faites aux femmes et amélioration de la sécurité des femmes dans les transports publics font partie des points d’attention du PS pour la prochaine législature.

Faire des droits des femmes une priorité sociétale dans tous les partis

Dans une lettre ouverte publiée ce vendredi par plusieurs médias, six femmes politiques, parmi lesquelles Céline Frémault (cdH), Valérie De Bue (MR), Cécile Jodogne (DéFI), Marie-Christine Marghem (MR) et Sophie Rohonyi (DéFI) et Opaline Meunier (cdH, c'est elle qui est à l'initiative de la lettre), lancent « un appel à faire des droits des femmes une priorité sociétale dans tous les partis et à tous niveaux de pouvoir ».

« Les expertes et les femmes politiques sont toujours beaucoup trop rares dans les médias, limitant à l’occasion l’expression des opinions, des valeurs et des combats des femmes politiques. Pire, cette omniprésence des experts masculins leur permet d’encore et toujours incarner dans l’imaginaire collectif la compétence et l’autorité », dénoncent-elles.

Et de conclure : « Nous nous engageons à être plus exigeantes envers nous-même et les autres en matière de droits des femmes. Nous nous engageons à lutter contre toutes formes de sexisme et toutes les manifestations du patriarcat, dans la société et particulièrement en politique. Nous nous engageons à faire preuve de sororité les unes envers les autres. Nous nous engageons à nous battre tous les jours pour que le fait d’être une femme ne soit plus jamais synonyme d’être moins qu’un homme. »

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