Yémen: 70 centres médicaux frappés selon l'ONU

Un énorme cratère dans le sol et tout autour les ruines d'un hôpital de Médecins Sans Frontières (MSF). C'est une frappe aérienne de la coalition menée par l'Arabie saoudite qui a largué la bombe. Onze morts et 19 blessés.

Un homme s'énerve : "Qu'est ce qu'ils ont pu trouver dans cet hôpital, à part des gens malades et des blessés ? Il n'y a que des patients et du personnel médical ici".

Depuis le siège de Genève, les Nations Unies s'insurgent. "Le secrétaire général constate que les parties au conflit au Yémen ont endommagé ou détruit plus de 70 centres médicaux y compris 3 autres infrastructures MSF. Il est profondément troublé par l'intensification des frappes aériennes, la poursuite des combats au sol et les bombardements. Spécifiquement dans les zones habitées", a déclaré Alessandra Vellucci, porte-parole des Nations-Unies.

L'ONU a pourtant voté récemment une résolution qui appelle à mettre fin aux attaques contre les infrastructures médicales. Mais sans mesures contraignant les différentes parties au conflit à respecter le droit humanitaire le plus élémentaire.

"La réduction des espaces humanitaires et l'accès limité aux services essentiels pour la population yéménite, une situation exacerbée pour la reprise des hostilités totales est une question encore plus préoccupante", ajoute la porte-parole.

Le 13 août, c'est une école dans la province voisine de Saada qui a été touchée. La majorité des victimes sont des enfants, 10 ont perdu la vie, une vingtaine d'autres sont blessés. Un exemple parmi d'autres d'infrastructure sanctuarisée par le droit international. Mais au Yémen, aucun des belligérants ne semble s'en préoccuper. La moitié des victimes du conflit sont des civils, selon l'ONU.

 

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