Nucléaire iranien: Israël craint une déstabilisation de la région

Ce dimanche, en Conseil des Ministres, Benjamin Netanyahou a affirmé qu’Israël allait continuer de surveiller de très près l’application de l'accord nucléaire iranien.
Ce dimanche, en Conseil des Ministres, Benjamin Netanyahou a affirmé qu’Israël allait continuer de surveiller de très près l’application de l'accord nucléaire iranien. - © GALI TIBBON - AFP

Le Secrétaire Général de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique est attendu aujourd'hui à Téhéran.

Il va s'entretenir avec le président iranien après l'entrée en vigueur de l'accord historique sur le nucléaire iranien et la levée de la plupart des sanctions qui pesaient sur Téhéran. L'accord signé en juillet prévoit une réduction de la capacité nucléaire de l'Iran.

Les présidents américain et iranien ont salué l'accord. Ce rapprochement s'est aussi matérialisé par la libération de prisonniers retenus dans les deux pays, dont celle d'un journaliste du Washington Post détenu depuis presque un an et demi.

Échec diplomatique

Selon notre correspondante à Jérusalem, ce rapprochement avec l'Iran ne ravit pas Israël, qui craint une déstabilisation de la région. Hier, en Conseil des Ministres, face à la levée d’une partie des sanctions internationales imposées au régime de Téhéran, Benjamin Netanyahou a d’abord affirmé qu’Israël allait continuer de surveiller de très près l’application de cet accord et mettre en garde contre toute violation.

M. Netanyahou a tenu à ajouter que si l’Iran n’avait pas aujourd’hui la bombe, c’était grâce aux efforts d’Israël. Les commentateurs militaires ne sont pas d'accord: pour eux, cette première levée des sanctions constitue un énorme échec diplomatique, Israël n’ayant pas réussi à persuader le monde, et en particulier l’Occident, du potentiel dangereux que représente l’Iran. Le pays, disent-ils, va à présent déstabiliser la région.

Note d'optimisme

C’est ce que dit également Benjamin Netanyahou. Pourtant, d’autres experts tentent d’être un tout petit peu plus optimistes, comme celui du quotidien Haaretz pour qui cela mènera peut-être l’Iran à choisir une politique plus rationnelle.