Le gouvernement palestinien se dit prêt à s'effacer pour une union nationale

Le gouvernement palestinien s'est dit prêt mardi à s'effacer devant un nouveau gouvernement d'union nationale, que les mouvements rivaux du Fatah et du Hamas ont assuré vouloir former lors d'une rencontre à Doha pour remettre sur les rails leur réconciliation.

Dans un communiqué, le gouvernement, citant le Premier ministre Rami Hamdallah, affirme être "prêt à présenter sa démission pour soutenir la formation d'un gouvernement d'unité nationale et à fournir tous les efforts pour parvenir à une réconciliation effective".

Ce gouvernement est le vestige du cabinet de personnalités indépendantes que le Fatah et le Hamas s'étaient entendus pour créer en 2014 quand les deux formations avaient annoncé leur réconciliation. Mais cette entente a vite été enterrée, et le Fatah laïque et modéré du président Mahmoud Abbas et le mouvement islamiste Hamas sont à couteaux tirés depuis des mois.

Le gouvernement n'est opérationnel qu'en Cisjordanie occupée alors que le Hamas continue à diriger sans partage la bande de Gaza, territoire coupé géographiquement de la Cisjordanie par Israël.

Ce n'est pas la première fois que le gouvernement se dit prêt à démissionner. Cette nouvelle déclaration d'intention intervient au lendemain de deux jours de discussions au Qatar entre le Fatah et le Hamas lors desquelles les frères ennemis ont convenu d'un mécanisme pour mettre en application la réconciliation. Le Hamas s'est dit "prêt à former un gouvernement d'union sans conditions préalables" et a plaidé pour "un nouveau gouvernement afin de résoudre les problèmes actuels", a déclaré un porte-parole du mouvement islamiste, Sami Abou Zouhri.

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