La Ghouta en Syrie: l'ONU et l'UE demandent que la trêve soit "immédiatement appliquée"

Le chef de l'ONU a exigé lundi que la résolution adoptée samedi par le Conseil de sécurité sur la Syrie demandant une trêve de 30 jours soit "immédiatement appliquée". Un plaidoyer relayé depuis Bruxelles par la haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini.

"Les résolutions du Conseil de sécurité n'ont un sens que si elles sont effectivement respectées", a déclaré à Genève le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. "Les efforts de lutte contre le terrorisme n'ont jamais la primauté", a-t-il ajouté alors que l'Iran, grand allié du régime syrien, a affirmé dimanche que l'offensive contre des groupes "terroristes" allait se poursuivre dans la Ghouta orientale, fief rebelle assiégé.

Mme Mogherini a également plaidé lundi pour une mise en œuvre immédiate de la résolution onusienne. "Son adoption n'est qu'une première étape, il faut que la situation sur le terrain s'améliore directement", a-t-elle déclaré, en prélude à un Conseil des ministres européens des Affaires étrangères à Bruxelles.

Nouvelle journée de bombardements

Les habitants de cette région attendent toujours la trêve réclamée à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'ONU. Ceci alors qu'un médecin a fait état de cas de suffocation, de nouvelles accusations d'attaque chimique ont été lancées par un groupe rebelle qui a pointé du doigt le régime, mais Moscou, allié indéfectible de Damas, a réfuté ces allégations.

Au moins 10 civils ont été tués lundi en Syrie dans la Ghouta orientale, dans de nouveaux raids aériens et des tirs de roquettes du régime, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes djihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Un homme blessé par un raid aérien pris en charge par des sauveteurs le 24 février dernier

source: "Syrian Civil Defence"

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