Jean-François, médecin dans un hôpital touché par les explosions de Beyrouth : "Tout était détruit à l'intérieur"

Vue d'une chambre de l'hopital de Wardieh à Beyrout
Vue d'une chambre de l'hopital de Wardieh à Beyrout - © STR - AFP

Quelques heures après les violentes explosions qui ont touché Beyrouth, la capitale du Liban, les premiers témoignages de locaux nous parviennent. Nelia qui faisait un jogging avec une amie raconte comment elle a vécu le drame : "On a entendu une petite explosion et on a vu de la fumée mais on n’a pas compris que c’était aussi grave. Ensuite, j’ai vu cette grande vague de fumée blanche comme si c’était une explosion nucléaire. Et à ce moment-là, j’ai cru que c’était la fin."


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Un sentiment très certainement partagé par les nombreux patients de l’hôpital Saint George, situé à quelques kilomètres du lieu de l’explosion. Quand il est arrivé sur son lieu de travail, le docteur Jean-François Jabbour n’a pu que constater l’ampleur monumentale des dégâts : "Quand je suis rentré à hôpital, je l’ai découvert totalement détruit à l’intérieur. Les sols et les plafonds s’étaient tous écroulés. Il y avait des débris partout. Il n’y avait plus ni fenêtres, ni portes. L’électricité était coupée à tous les étages. Il avait énormément de blessés et beaucoup étaient confus et en besoin urgent d’une aide médicale."

Une aide médicale difficile voire impossible à apporter tant tout le personnel de l’hôpital est totalement dépassé vu la gravité des événements : "Beaucoup de gens devaient être intubés et d’autres qui saignaient abondamment nécessitaient une aide médicale rapide", raconte le Dr Jabbour. "Du coup, dès que des renforts sont arrivés, nous avons décidé de regarder chaque étage de l’hôpital. On a découvert des patients dans leur lit, en train de saigner avec des membres de leur famille à terre près d’eux et les patients incapables de bouger. Il a fallu faire évacuer tous les patients en les portant."


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Une scène d’horreur, parmi d’autres vécues mardi par Beyrouth et ses habitants.

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