Israël-Palestine: le Fatah et le Hamas dépassés par les attaques au couteau

"Moi, je ne suis pas pour le Hamas, je ne suis pas le Fatah... Je suis un Palestinien normal, quelqu'un de la base. Les politiciens ils sont là pour l'argent. S'ils règlent la situation, comment ils vont se faire de l'argent ?"

Dans la vieille ville de Jérusalem, Hachib pense à l’argent que lui a perdu ces dernières semaines. Devant sa boutique, les touristes et même les habitants de Jérusalem sont de moins en moins nombreux à passer dans ce climat de tension extrême.

Les partis palestiniens dépassés

"L’intifada des couteaux" ne dérègle pas seulement le petit commerce de Jérusalem. Elle trouble également la scène politique palestinienne. Les deux partis rivaux, le Fatah et le Hamas sont tous deux dépassés par les attaques de jeunes palestiniens contre des Israéliens dont des civils choisis au hasard. Qu’ils tentent d’encourager (Hamas) ou de décourager (Fatah) cette vague de violence, ils semblent peu écoutés par la jeunesse palestinienne.

D’ailleurs, le profil des assaillants présente cette particularité : ils ne sont affiliés à aucun parti, ni membre d’aucune des branches armées palestiniennes. C’est ce qui rend encore aujourd’hui leur identification très difficile pour les services de renseignements et de sécurité israéliens.

L’absence de perspective

Pour les factions palestiniennes, difficile de reprendre la main ou de capitaliser sur ce mouvement, né incontestablement de leurs échecs à engager des négociations ou tout simplement à améliorer le quotidien des Palestiniens.

Cette génération d’auteurs d’attaques "low cost" est généralement qualifiée de "génération Oslo", du nom des accords signés en 1993. Pourtant, aujourd’hui, le contexte d’optimisme de l’époque, celui dans lequel ils ont grandi, semble plus loin que jamais.

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