A Abu Dhabi, quarantaine et bracelet électronique obligatoires au retour des voyageurs

C’est l’émoi dans la communauté des expatriés dans le plus grand émirat des Emirats arabes unis.

Depuis quelques jours, les autorités sont passées à la vitesse supérieure pour contrer la propagation du Covid-19. Tout voyageur, étranger ou non, de retour à Abu Dhabi après avoir transité par l’aéroport de Dubaï se voit placer au poignet un bracelet électronique et imposer une mise en quarantaine immédiate.

Pas question de badiner avec les règles, le respect de l’isolement est surveillé de très près.

Une mesure que redoute Charlotte V., une belge installée depuis 4 ans dans l’émirat.

A la mi-août, malgré un test négatif au virus, elle avait été placée en quarantaine après un séjour en Belgique : interdiction absolue de sortir de chez elle, même pour des courses. " Libérée " depuis, elle aimerait se rendre au mariage de son frère en France à la fin du mois. Sauf que, à son retour, elle s’attend à un nouvel enfermement, et telle une prisonnière, équipée cette fois d’un bracelet.

Renforcement des mesures

Depuis février dernier, le confinement est des plus stricts à Abu Dhabi. Crèches et écoles sont toujours fermées.

Fin mai, les autorités des Emirats avaient bien annoncé l’obligation du port du bracelet, mais pour toute personne testée positive au coronavirus. Depuis, les mesures ont donc été renforcées.

D’après Charlotte V., la pose du bracelet électronique est systématique donc pour tous ceux qui rentrent sur le territoire d’Abu Dhabi via Dubaï, mais également pour tout voyageur qui serait arrivé en direct des Etats-Unis.

Le sort des ressortissants indiens est différent mais tout aussi radical : pas de bracelet, mais de retour d’Inde, ils sont directement envoyés dans un camp dans le désert et y restent enfermés pendant 15 jours…

En cas de non-respect des mesures – refus de porter le masque, refus de télécharger l’application de tracing du virus ou de se plier aux caméras thermiques – les sanctions tombent et peuvent être très lourdes : de 120 à 12.400 euros.

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