Sommet européen : 4 jours de négociations et quelques moments insolites que vous avez peut-être manqués

Cela fait désormais quatre jours que les négociations se poursuivent au Sommet européen pour tenter de trouver un accord sur un plan de relance pour l’Union européenne, une sorte de "plan Marshall européen" de 750 milliards d’euros, pour reprendre l’expression du président du Conseil, Charles Michel. Le Sommet était initialement prévu sur deux jours "au moins". C’est déjà plus. Cette rencontre, qui réunit les 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne, est en passe de devenir le plus long Sommet européen de l’Histoire. Le record était jusque-là détenu par le Sommet de Nice de 2000.

C’est aussi le premier Sommet qui réunit "physiquement" les 27 chefs d’Etat et de gouvernement après la crise du coronavirus. Et entre réunions en plénière qui s’éternisent, longues pauses qui aboutissent (presque) tout le temps en réunions bilatérales ou multilatérales pour poursuivre les négociations, quelques perles ont ponctué cette rencontre.

Les coudées franches

Après plusieurs sommets, rencontres et discussions en visioconférence, coronavirus oblige, les 27 dirigeants européens se sont retrouvés physiquement à Bruxelles ce vendredi.

Et en pleine crise du coronavirus, les mesures d’hygiènes et les distanciations sociales devaient être scrupuleusement respectées. Pas question donc de se serrer dans les bras ou de se faire la bise.

Résultat, les chefs d’Etat et de gouvernement ont opté pour le "check du coude" et s’en sont donné à cœur joie, avec un certain plaisir de se retrouver… au moins avant que les négociations ne commencent.

Un montage vidéo a également été réalisé et largement diffusé sur Twitter.

"I will recommence"

Ce sommet européen, au regard du contexte et des enjeux, est particulier. Il s’agit en effet de trouver un accord sur un plan de relance de 750 milliards d’euros pour faire face à la crise du coronavirus. Et en même temps, les divergences restent profondes entre les pays dits "frugaux", les pays du sud et le couple franco-allemand, et d’un autre côté la Hongrie et la Pologne notamment qui ne veulent pas entendre parler d’Etat de droit comme condition au plan de relance.

Un sommet où, si la joie de se retrouver est présente, on peut comprendre un peu de nervosité d’autant plus lorsqu’on ne s’exprime pas dans sa langue. C’est le cas pour le président du Conseil, Charles Michel, qui doit justement jouer les médiateurs.

Au cours de sa déclaration à l’arrivée au Conseil, au premier jour des négociations, l’ex-Premier ministre, pourtant habitué à cet exercice, a préféré s’y reprendre à deux fois…

Des anniversaires à célébrer

Ce vendredi, au premier jour du Sommet européen, les 27 avaient également deux anniversaires à célébrer. Celui de la chancelière allemande, Angela Merkel, qui fêtait ses 66 ans et celui du portugais Antonio Costa qui fêtait ses 59 ans.

Les deux chefs d’Etats ont reçu de leurs collègues plusieurs cadeaux de leurs collègues : bouteilles de vin de bourgogne, chocolats belges. Et huile de rose bulgare pour la chancelière.

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Angela Merkel et Antonio Costa ont reçu plusieurs cadeaux pour leurs anniversaires. © AFP

On négocie mieux le ventre plein ?

Au deuxième jour des négociations, alors que les discussions semblent pleinement bloquées, Charles Michel demande une suspension dans l’après-midi jusqu’au dîner. L’occasion pour le président du Conseil de réunir plusieurs réunions multilatérales, en plus petits groupes, pour tenter de faire avancer les lignes.

Mais aussi l’occasion pour d’autres d’aller se restaurer. Et quoi de mieux qu’une bonne frite belge ? C’est en tout cas ce que s’est dit notre Première ministre, Sophie Wilmès, qui, accompagnée du Luxembourgeois, Xavier Bettel, a fait un petit crochet par la célèbre friterie Maison Antoine sur la place Jourdan. Comme d’ailleurs l’avait fait il y a quelques années une certaine Angela Merkel.

Sophie Wilmès et Xavier Bettel ont ensuite été rejoints par leurs homologues maltais, Robert Abela et Jüri Ratas, le Premier ministre estonien. On a vérifié sur les photos, les bières belges ne semblaient pas au menu. Il faut dire que les négociations se sont poursuivies tard dans la soirée.

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Xavier Bettel, Jüri Ratas, Robert Abela et Sophie Wilmès à la friterie Antoine, place Jourdan. © Twitter
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