Réfugiés, Grèce, climat: les grands défis européens des prochains mois

Réfugiés, Grèce, climat: les grands défis européens des prochains mois
Réfugiés, Grèce, climat: les grands défis européens des prochains mois - © Flickr-antaldanie

Les défis auxquels l'Union européenne sera confrontée dans les mois à venir sont nombreux. Il y a bien sûr la douloureuse question des réfugiés qui continuent à arriver en grand nombre sur le territoire européen.

Un sommet extraordinaire convoqué par la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne se déroulera le 14 septembre pour tenter une nouvelle fois de trouver une réponse efficace et commune à ce problème.

Grèce : élections, troisième plan d'aide et dette

Autre défi de taille : la Grèce. Les Européens se montrent pour l'instant plutôt décontractés face aux nouvelles élections annoncées pour le 20 septembre prochain. Il faut dire que les principales mesures demandées à la Grèce ont été adoptées par le parlement grec cet été et qu'il s'agissait de la priorité absolue pour les créanciers de la Grèce.

Mais ces élections ouvrent quand même une nouvelle période d'incertitude. L'année dernière, avant les précédentes élections, il y avait eu un moment de flottement. Les recettes fiscales notamment avaient sérieusement diminué, certains contribuables ne payant plus leurs impôts en attendant de voir qui allait arriver au pouvoir. Les Européens craignent aussi de voir le nouveau gouvernement revenir sur les mesures adoptées, même si l'actuel pouvoir s'est engagé à ne pas revenir de ce qui avait été décidé.

Autre incertitude par rapport à la Grèce : la question de la dette. Les Européens ont promis d'en discuter en octobre tout en excluant d'emblée d'en effacer une partie. On évoque plutôt un rallongement de la durée des remboursements ou le gel du paiement des intérêts, ce qui est déjà le cas pour une partie de la dette grecque.

Le Fonds Monétaire International de son côté est très clair : il refuse de participer au troisième plan d'aide si on n'allège pas la dette grecque. Sans la participation du FMI, plusieurs pays, Allemagne en tête, pourraient aussi refuser de participer à ce plan d'aide. Pour ces pays, le FMI est indispensable pour aider financièrement la Grèce.

Le TTIP, encore loin d'être bouclé

Et puis, il y a la problématique du traité de libre-échange commercial entre l'Union européenne et les États-Unis, le fameux TTIP. Ce traité suscite beaucoup de polémiques de part et d'autre de l'Atlantique. Les négociations ont été lancées en 2013 avec l'idée que ce serait terminé en 2015. Mais aujourd'hui, face à l'opposition des opinions publiques et au manque d'engagement des États membres pour convaincre leurs populations, les partisans du TTIP estiment que ce sera bouclé avant la fin du mandat de Barack Obama fin 2016, dans le meilleur des cas.

Ce traité négocié par la Commission européenne au nom des États membres devra ensuite être ratifié par le Parlement européen, qui lui aussi est divisé sur la question, et par chacun des 28 États membres sans oublier les parlementaires américains. Et ce sera évidemment oui ou non à tout, pas question de détricoter le paquet global.

Climat : qui paiera la facture ?

Le climat sera aussi discuté ces prochains mois. Lors de la conférence de Paris sur le climat - qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015 - il s'agira de trouver un successeur au fameux traité de Kyoto qui tend à limiter les émissions de gaz à effet de serre. L'idée, c'est que 195 pays et l'Union européenne s'engagent pour réduire les émissions de gaz à effet de serre avec comme objectif une limitation de la hausse des températures à deux degrés maximum. 

Cette fois encore, c'est la Commission qui négocie sous mandat des États membres. Les Européens ont annoncé leur contribution : ce sera moins 40% de gaz à effet de serre (par rapport à 1990) d'ici 2030. Les Européens veulent aussi un accord contraignant, ce qui a le don d'irriter profondément les États-Unis notamment.

Lors de la réunion de Paris, il faudra s'attaquer à des dossiers qui traînent depuis longtemps et notamment la question de savoir qui va payer les 100 milliards minimum nécessaires pour faire face aux conséquences du dérèglement climatique. La Chine estime que les occidentaux ont pollué pendant des années sans en payer le prix, et qu'il leur revient donc de payer davantage puisqu'ils sont davantage responsables de la situation actuelle. D'ici novembre, il y aura des réunions préparatoires qui permettront de tester la réalité de l'engagement européen et international.

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