Pologne: 13 ans de prison pour tentative d'attentat terroriste contre le Parlement

Au tribunal de Cracovie, ce lundi 21 décembre, la juge Aleksandra Almert a lu le verdict devant l'accusé, Brunon Kwiecien.
Au tribunal de Cracovie, ce lundi 21 décembre, la juge Aleksandra Almert a lu le verdict devant l'accusé, Brunon Kwiecien. - © JACEK BEDNARCZYK - AFP

Le tribunal de Cracovie (sud de la Pologne) a condamné lundi à 13 ans de prison un ancien enseignant de l'Université agricole de cette ville pour une tentative, déjouée, d'attentat contre les plus hautes institutions de l'Etat en 2012.

"Toutes les démarches de Brunon Kwiecien relatives à l'attentat contre le Parlement étaient motivées par une volonté de conduire à une révolution, de tuer les personnalités les plus importantes de l'Etat: le président, les membres du Conseil des ministres et les députés", a déclaré la juge Aleksandra Almert dans les attendus du verdict.

L'attentat devait avoir lieu au cours d'une réunion du Parlement

Expert en explosifs, quinquagénaire inspiré par l'idéologie nationaliste mais agissant sans lien apparent avec un quelconque groupe politique ou terroriste, Brunon Kwiecien avait envisagé de faire exploser quatre tonnes d'explosifs dissimulés dans un véhicule piégé.

L'attentat devait avoir lieu au cours d'une réunion du Parlement consacrée à l'adoption du budget de l'Etat, en présence du président de l'époque Bronislaw Komorowski et du gouvernement.

L'enseignant a été arrêté le 9 novembre 2012. Le Premier ministre de l'époque, Donald Tusk, soulignait alors que Kwiecien, qui avait rallié deux de ses étudiants sa tentative d'attentat, "ne cachait pas sa fascination pour (Anders Behring) Breivik", l'extrémiste norvégien qui avait tué 77 personnes en juillet 2011.

"Si Brunon Kwiecien n'avait pas été arrêté, nous aurions discuté aujourd'hui sur les débris de l'Etat", a affirmé lundi la juge Almert.

Tout au long de son procès, l'accusé s'est déclaré victime d'une "provocation" des services de renseignement polonais qui l'auraient poussé à agir. Il n'a pourtant pas nié avoir travaillé à préparer l'attentat.

La décision du tribunal n'est pas définitive, Brunon Kwiecien a le droit de se pouvoir en appel.

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