Mario Draghi craint un afflux de migrants d’Afghanistan après le départ de l’Otan

Le chef du gouvernement italien Mario Draghi a exprimé ce mercredi la crainte de voir arriver en Europe un grand nombre de migrants afghans après le retrait de l’Otan d’Afghanistan.

L’arrivée de migrants en provenance d’Afghanistan "deviendra un problème de plus en plus sérieux", a-t-il dit devant les députés, présentant la réunion du Conseil européen de jeudi et vendredi qui aura également la question migratoire à son ordre du jour à la demande de l’Italie.

"On peut prévoir" que le départ des troupes occidentales de l’Afghanistan "provoquera une augmentation des flux de migrants de ce pays dont on ne connaît pas encore la dimension mais dont on sait qu’elle sera importante", a-t-il dit.

Le ministère de la Défense a indiqué que plus de 80 collaborateurs et interprètes afghans avec leurs familles étaient arrivés en Italie il y a une dizaine de jours, suivis par près de 200 autres ayant travaillé avec les troupes italiennes en Afghanistan et qui craignaient pour leurs vies.

L’UE appelée à s’impliquer davantage

Mario Draghi a longuement insisté sur la nécessité pour l’Union européenne de s’impliquer davantage et de manière unie et coordonnée dans la gestion des flux migratoires.

"Le gouvernement veut gérer l’immigration d’une manière équilibrée, efficace et humaine. Mais cela ne peut pas être une question uniquement italienne. Elle doit être vraiment européenne", a-t-il dit.


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L’Italie, confrontée depuis des années à un afflux massif de migrants, se plaint régulièrement du manque de solidarité européenne dans la gestion de ce problème.

Il a également insisté sur la nécessité de faire un effort pour mieux intégrer les migrants légaux.

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