Le parlement bulgare entérine la démission du gouvernement Borissov

Le parlement bulgare entérine la démission du gouvernement Borissov
Le parlement bulgare entérine la démission du gouvernement Borissov - © NIKOLAY DOYCHINOV - AFP

Le parlement bulgare a entériné mercredi la démission du gouvernement de centre droit du Premier ministre Boïko Borissov dont la candidate a été sévèrement battue à l'élection présidentielle dimanche. Cette démission, qui intervient à mi-mandat, a été entérinée par 218 voix pour et 2 abstentions.

Le président sortant Rossen Plevneliev va entamer dès jeudi les consultations en vue de former un nouvel exécutif, vraisemblablement vouées à l'échec. Un gouvernement intérimaire composé d'experts devrait alors mener le pays à des élections législatives anticipées.

"Le vote de dimanche a clairement montré que la société demande un changement. Le pouvoir émane du peuple et doit lui être rendu", a déclaré Boïko Borissov devant les députés.

Plus de souplesse envers Moscou

Le candidat soutenu par les socialistes (PSB, ex-communiste), Roumen Radev, un novice en politique plus souple envers Moscou que le président sortant, a créé la surprise dimanche en remportant largement le scrutin présidentiel par 59.37% contre 36.16% pour la candidate de Boïko Borissov, Tsetska Tsatcheva.

La présidente du PSB Kornelia Ninova a reproché mercredi au gouvernement "d'avoir sous-estimé le principal problème: la pauvreté et le chômage", et d'avoir dirigé les fonds européens vers l'infrastructure au lieu de ranimer l'industrie.

Dans le système parlementaire bulgare, le président a des fonctions plutôt protocolaires et le scrutin présidentiel n'entraîne pas automatiquement une démission du gouvernement. Boïko Borissov, à la tête d'un gouvernement minoritaire, s'était toutefois engagé à quitter le pouvoir en cas d'échec de Tsetska Tsatcheva.

Pas la première démission de Boïko Borissov 

Seul Premier ministre de la Bulgarie post-communiste à avoir accompli deux mandats, le conservateur Boïko Borissov avait déjà quitté ses fonctions sur une démission en 2013, après des manifestations contre la pauvreté et la corruption marquées par des immolations par le feu. Il avait été réélu fin 2014.

Son parti, Gerb, et les socialistes ont déjà annoncé leur refus de participer à un nouveau gouvernement dans la configuration du parlement actuel. A sa prise de fonctions, le 22 janvier, le nouveau chef d'Etat devrait donc dissoudre le parlement et fixer la date des législatives anticipées à fin mars ou début avril.

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