Le Comité européen pour la prévention de la torture a visité plusieurs prisons du pays

Vue de la prison de Jamioulx, en province de Hainaut, le 6 mai 2016.
Vue de la prison de Jamioulx, en province de Hainaut, le 6 mai 2016. - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Une délégation du Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) a effectué une visite des prisons de Huy, d'Ittre et de Jamioulx, ainsi que de l'établissement de défense sociale de Paifve.

Ces établissements sont touchés par la grève des agents pénitentiaires depuis désormais quinze jours, privant ainsi les détenus des services habituellement assurés.

Les représentants de cet organe du Conseil de l'Europe ont ainsi pu longuement s'entretenir avec les personnes privées de liberté ainsi qu'avec des agents pénitentiaires, des membres de la direction, des équipes soignantes, mais aussi des policiers et membres de la protection civile qui opèrent dans ces prisons depuis le début de l'arrêt de travail de nombreux agents pénitentiaires. La délégation a rencontré le bourgmestre d'Ittre, Ferdinand Jolly (cdH).

Selon nos sources, le rapport devrait être extrêmement accablant.

Une note envoyée à Koen Geens

Lors de ces visites, entamées samedi et achevées  ce lundi, "une attention particulière a été accordée à la distribution des repas, à l'accès à la promenade et à la douche ainsi qu'aux contacts des détenus avec le monde extérieur (y compris avec leurs avocats) et à la prise en charge des détenus ayant besoin d'un traitement somatique et/ou psychiatrique", indique le communiqué du CPT.

Les visites se sont également axées autour de l'absence de service minimum, ainsi que l'accès aux établissements pour les membres du personnel.

Les résultats de ces observations préliminaires ont été envoyées au ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) ce lundi, ainsi qu'à de hauts fonctionnaires du SPF Justice. Des consultations ont également été menées au sujet des mesures prises par les autorités belges "pour instaurer un service garanti permettant de prévenir tout traitement inhumain et dégradant infligé aux détenus".

Le détail de ces observations et consultations n'est pas encore connu.

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