La Semaine de l'Europe: l'UE et la protection des consommateurs

Des insectes bientôt dans nos assiettes? L'Union européenne se penche très sérieusement sur la question.
Des insectes bientôt dans nos assiettes? L'Union européenne se penche très sérieusement sur la question. - © Flickr-Sunfox

La Semaine de l'Europe se penche sur la protection des consommateurs, une politique de l'Union européenne développée en parallèle du marché unique. Il s'agit d'une harmonisation des règles liées à la consommation dans tous les états membres afin de garantir la libre circulation des biens et des services. A travers la rediffusion de trois reportages programmés dans le courant de l'année, la Semaine de l'Europe vous emmène dans les bureaux de la Federal Computer Crime Unit, les "cyberflics" de la police belge, puis une petite visite chez des créateurs qui défendent le "made in Belgium" et enfin, nous vous proposerons quelques insectes à grignoter...

Sus à la cybercriminalité

En termes de protection des consommateurs, l'évolution des technologies a rapidement fait évoluer les modes de consommation des Européens. Conséquence, l'Union doit s'adapter à l'utilisation des nanotechnologies ou du commerce électronique par exemple. L'Europe est donc partie en guerre contre la cybercriminalité.

Au mois de janvier, la Commission européenne inaugurait un centre européen pour aider les pays de l'Union à lutter contre les activités des organisations criminelles sur internet. Un business lucratif qui ferait chaque jour plus d'un million de victimes dans le monde.

Ce centre européen va permettre de mutualiser les efforts des 28 dans la lutte contre le crime sur internet. Parce qu'on ne part pas d'une feuille blanche, la plupart des pays ont déjà mis en place des structures pour lutter contre ce phénomène.

Comme cela s'organise t-il chez nous? Pour le savoir, Olivier Hanrion s'est rendu dans les bureaux de la Federal Computer Crime Unit, les "cyberflics" de la police belge. (Première diffusion le 13 janvier 2013).

Made in Belgium !

L'Europe veut rendre obligatoire l'étiquetage du "made in". On parle ici des étiquettes cousues sur le col des chemises et autre pantalon. Aujourd'hui il est difficile de savoir exactement d'où viennent les vêtements que nous portons. L'indication de provenance n'est pas obligatoire et un "made in Belgium" ne garanti pas que votre vêtement n'ait été confectionné à Hanoï ou Calcutta. Il suffit que les finitions soient réalisées en Belgique pour pouvoir apposer le "made in Belgium". C'est tout à fait légal mais peut prêter à confusion.

Pour mettre un terme à cette confusion, le Parlement européen demande que l'on clarifie les règles. D'autant que c'est aussi une façon de mettre en valeur la production européenne. Et de nombreux artisans belges tiennent absolument à ce "made in Belgium", pour eux, il s'agit d'un gage de qualité.

Olivier Hanrion est parti à la rencontre de ces artisans dans la confection ou la maroquinerie. (Première diffusion le 27 janvier 2013).

Des insectes dans votre assiette

La protection du consommateur passe aussi par la traçabilité des aliments. Même des plus bizarres, comme les insectes. Ils pourraient très rapidement se retrouver en nombre dans nos assiettes. Selon la FAO, la très sérieuse organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, ils sont très nutritifs, ils ont une teneur élevée en protéines et ils produisent très peu de gaz à effet de serre.

En effet, les insectes ne sont pas très gourmands en ressources, il faut seulement deux kilos de végétaux pour produire un kilo d'insectes contre huit kilos de végétaux pour un kilo de bœuf. C'est en partie ce qui explique ce bilan carbone positif. Il y a aussi le fait que les insectes ne rejettent pas non plus du méthane dans l'atmosphère. Et puis les fermes d'insectes demandent moins d'espaces que les exploitations de bétail, de porc ou de volaille, et surtout les insectes ont un cycle de production très rapide.

Bref, les insectes ont tout pour réussir une belle carrière dans nos assiettes. Ils ont tout pour eux sauf... nos habitudes alimentaires. Mais manger des vers, ce n'est pas franchement dans nos mœurs occidentales même si l'on en trouve couramment dans la cuisine asiatique ou africaine.

En Occident, il y a une barrière culturelle, c'est l'un des principaux obstacles à leur consommation. Cela dit, les choses sont petit à petit en train de changer. Des chefs étoilés commencent à les travailler et plusieurs industriels sont déjà dans les starting blocks pour en assurer la production.

Et puis, au delà de la barrière culturelle, il y a la question de la sécurité alimentaire. Est-ce que la consommation d'insectes ne représente pas un risque supplémentaire? C'est l'autre obstacle à la consommation d'insectes à grande échelle. Pour l'instant, il n'y a pas de cadre législatif clair sur les insectes dans l'alimentation. L'Europe y réfléchit, elle finance des études pour la production d'insectes mais concrètement, elle n'a pas encore décidé de la procédure qu'il faudra suivre pour que les insectes soient considérés comme des aliments à part entière.

Pourtant, en coulisse tout le monde se prépare... C'est ce que l'on va entendre dans le dernier reportage, très croustillant, de cette Semaine de l'Europe... (Première diffusion le 2 juin 2013).

La Semaine de l'Europe, tous les dimanches à 8 heures 30 sur La Première.

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