L'UE défend son accord commercial avec le Canada, face au protectionnisme de Trump

Cecilia Malmström s'exprimait à Bruxelles face aux eurodéputés de la commission du commerce international du Parlement européen, qui doivent se prononcer mardi matin sur le CETA, ouvrant la voie, en cas de vote favorable, à un vote en plénière, par l'ensemble du Parlement européen, le 15 février.
Cecilia Malmström s'exprimait à Bruxelles face aux eurodéputés de la commission du commerce international du Parlement européen, qui doivent se prononcer mardi matin sur le CETA, ouvrant la voie, en cas de vote favorable, à un vote en plénière, par l'ensemble du Parlement européen, le 15 février. - © THIERRY CHARLIER - AFP

La commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, a jugé mardi "plus important que jamais" l'accord de libre-échange signé par l'UE avec le Canada, le CETA, face au protectionnisme prôné par le président américain Donald Trump.

"Nous avons un ami et allié important qui semble, au moins partiellement, se désengager de la scène internationale, et qui promeut moins de commerce et plus de protectionnisme", a-t-elle constaté, en référence à Donald Trump, lors d'un échange avec des députés européens. "Il est plus important que jamais que ceux d'entre nous qui croient que le commerce peut être important (...) restent solidaires", a-t-elle ajouté. Et de demander: "Quel meilleur partenaire que le Canada" pour "montrer que ces accords commerciaux fonctionnent réellement"?

Cecilia Malmström s'exprimait à Bruxelles face aux eurodéputés de la commission du commerce international du Parlement européen, qui doivent se prononcer mardi matin sur le CETA, ouvrant la voie, en cas de vote favorable, à un vote en plénière, par l'ensemble du Parlement européen, le 15 février.

L'eurodéputée belge Marie Arena (PS), a annoncé dès lundi qu'elle voterait contre l'assentiment au CETA en invoquant le "déficit démocratique des négociations", le "respect de l'intérêt général" par-dessus des intérêts particuliers des lobbies, des multinationales, la cohérence de la politique commerciale avec les objectifs de développement durable dont la lutte contre le changement climatique, contre les inégalités ou encore contre l'évasion fiscale transnationale. Si l'accord passe ces deux étapes, il entrera alors en application partielle et provisoire, le temps d'être ratifié par l'ensemble des Parlements nationaux et régionaux d'Europe.

Nous ne pactisons pas avec le diable, nous ne sapons pas la démocratie

Signé en octobre par l'UE et le Canada, après plusieurs jours d'incertitudes en raison de son blocage par la région belge de Wallonie, le CETA reste encore contesté. "Nous ne pactisons pas avec le diable, nous ne sapons pas la démocratie", a répondu Cecilia Malmström aux députés européens défavorables à l'accord. "Nous parlons du Canada, l'un des pays les plus démocratiques du monde!"

Le CETA est selon elle "l'accord commercial le plus progressiste jamais conclu dans l'histoire" et peut même devenir "un modèle". "Le monde nous regarde", a-t-elle affirmé. "Beaucoup de pays se tournent vers l'Union européenne en disant: maintenant, restons unis".

Donald Trump, qui a signé lundi un document mettant fin à la participation des Etats-Unis au traité de libre-échange transpacifique TPP, avait dénoncé durant sa campagne un accord "terrible", contraire selon lui aux intérêts des travailleurs américains.

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