Jeux olympiques: des missiles sol-air seront déployés à Londres

Missile Rapier
Missile Rapier - © CARL COURT - Belga AFP

Des missiles sol-air seront installés sur six sites, dont deux tours d'habitation, à Londres et à proximité de la capitale britannique pendant les jeux olympiques, a annoncé mardi le ministère de la Défense. L'objectif de ce dispositif vise "à protéger en premier lieu le parc olympique", a expliqué le ministère, qui précise dans un communiqué la localisation exacte des six sites.

Des missiles seront notamment déployés sur deux tours résidentielles et d'autres à proximité du parc de Greenwich, en dépit de l'opposition d'habitants.

Le dispositif "comprendra quatre systèmes de missiles Rapier et deux de missiles à grande vitesse qui feront partie d'un programme de sécurité aérienne à plusieurs niveaux comprenant avions de combat Typhoon, hélicoptères, militaires spécialistes en reconnaissance et radars", a détaillé le ministre de la Défense, Philip Hammond. L'ensemble du dispositif de sécurité aérienne sera "un important moyen de dissuasion", a-t-il estimé.

Les JO de Londres, organisés du 27 juillet au 12 août, sont "le plus grand événement sportif du monde, ce qui implique une énorme responsabilité" en termes de sécurité, a expliqué la ministre de l'Intérieur, Theresa May. "Nous ne laisserons rien au hasard", a-t-elle assuré.

Colère des habitants

Le déploiement de missiles sur des tours d'habitation, qui était envisagé depuis des mois et a été confirmé mardi, a d'ores et déjà provoqué la colère de résidents. La semaine dernière, les habitants de la tour Fred Wigg, située dans la banlieue de Londres et choisie pour abriter des missiles, avaient fait savoir qu'ils avaient introduit un recours en justice contre le projet du ministère de la Défense. "Un petit nombre de militants sont opposés au déploiement de ces mesures défensives (...). Le ministère est confiant qu'il l'emportera", a réagi M. Hammond mardi.

Le dispositif de sécurité des Jeux est le plus important depuis l'après-guerre au Royaume-Uni avec plus de 40 000 militaires, policiers, agents de sécurité privés et bénévoles mobilisés pour protéger la capitale. Le 21 juillet 2005, soit 24 heures après l'annonce de l'attribution des JO à la capitale britannique, Londres avait été le théâtre d'attentats dans les transports publics, qui avaient fait 52 morts en plus des quatre kamikazes.

Avec AFP