Hausse des prix du gaz et de l’électricité : qu’ont fait nos voisins européens pour limiter la facture ?

Depuis plusieurs semaines, les prix de l’énergie ont explosé sur le continent européen. Cette hausse des prix affecte directement les ménages, et plus particulièrement les ménages les plus précaires. Au Sommet européen, les Etats membres n’ont pas pu se mettre d’accord sur des mesures communes. Mais à leur niveau national, plusieurs pays dont la Belgique prennent des mesures pour limiter l’impact de cette hausse de prix sur le portefeuille des ménages.


►►► En Belgique, le tarif social élargi et un chèque "énergie" de 80 euros pour les plus fragiles


Tour d’horizon (non exhaustif) des mesures prises par nos voisins européens pour lutter contre la hausse des prix de l’énergie.

L’annonce choc de la France

"100 euros d’aide aux Français qui gagnent moins de 2000 euros net par mois", c’est ce qu’a annoncé le Premier ministre Jean Castex ce jeudi soir alors qu’il était invité au 20 heures de TF1. Cette prime ne sera versée qu’une seule fois, mais ne demandera aucune démarche de la part des bénéficiaires.

Ce montant arrivera sur les comptes en banque des 36 millions de Français concernés entre la fin décembre et le mois de février.

Cette "indemnité inflation" n’est pas la seule mesure mise en place. Le gouvernement français a également décidé de continuer à bloquer le prix du gaz jusqu’à la fin de l’année 2022. A partir de 2023, les Français payeront alors un peu plus cher le gaz que les prix du marché, afin que les sommes non payées par le passé soient progressivement récupérées par les opérateurs.

Les décisions précoces de l’Espagne

Dès le mois de juillet, l’Espagne a décidé de baisser temporairement la TVA sur l’électricité. Celle-ci est passée de 21 à 10 pourcents. L’objectif avoué du gouvernement de gauche de Pedro Sanchez était de faire baiser la facture des consommateurs les plus modestes.

Mais l’envolée des prix de l’électricité dans les semaines et les mois qui ont suivi a poussé les autorités du pays à prendre deux décisions supplémentaires à la mi-septembre. La première est la baisse temporaire de l’impôt spécial sur l’électricité payé par les entreprises et les particuliers. Deuxièmement, le gouvernement espagnol a mis en place un mécanisme pour limiter les bénéfices extraordinaires engrangés par les compagnies d’électricité grâce aux prix élevés de l’énergie.

La production d’électricité de l’Espagne est très dépendante du gaz. L’envolée de son prix a donc eu un impact important sur le prix de l’électricité dans le pays.


►►► Les réponses à vos questions sur les prix du gaz et de l’électricité


En Allemagne, il faudra encore attendre deux mois

Si les Espagnols ont pu profiter d’une baisse de la TVA sur l’électricité dès la fin de l’été, les Allemands devront eux attendre le premier janvier pour bénéficier de mesures allant dans le même sens.

Les autorités allemandes ont décidé d’agir sur la facture d’électricité de leurs citoyens via une baisse conséquente de la redevance sur les énergies renouvelables. Cette redevance est destinée au départ à financer le développement des énergies renouvelables dans le pays. Elle est payée par les consommateurs d’électricité sans distinction de la source d’électricité consommée. Son prix va baisser de près de moitié au premier janvier.

Berlin compensera ces pertes avec les recettes de la tarification du CO2 mise en place en début d’année. Cette nouvelle taxe vise de manière plus ciblée les énergies polluantes, contrairement à la redevance sur les énergies renouvelables qui va être baissée.

Ceux qui n’ont encore rien divulgué : les Pays-Bas et le Luxembourg

Les Pays-Bas et le Luxembourg n’ont à l’heure actuelle pas annoncé de mesures pour lutter contre la hausse des prix des énergies.

Du côté des Pays-Bas, des mesures seront annoncées au plus tard le premier novembre. Des mesures "intelligentes et ciblées" sont à l’étude pour l’instant par les autorités du pays.

Le ministre luxembourgeois de l’Energie Claude Turmes ne s’est lui pas avancé sur la mise en place de telles mesures. Il dit continuer à surveiller l’évolution des prix de près et à en informer le Conseil du gouvernement, nous rapporte le média luxembourgeois L’Essentiel.

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