Crimes de guerre au Kosovo : plus de 20 ans après les faits, le premier procès à la rentrée

Le premier procès pour crimes de guerre commis au Kosovo pendant la guerre d’indépendance s’ouvrira en septembre devant un tribunal spécial à La Haye. Salih Mustafa, un ancien commandant de l’armée de libération du Kosovo (UCK), est le premier à être jugé.

Il est accusé de détention arbitraire, de traitements cruels et de torture d’au moins six civils dans un centre de détention en avril 1999 à Zllash, au Kosovo, et du meurtre d’un prisonnier.

En tant que membre de l’UCK, il a été actif pendant la guerre dans le nord du Kosovo. Il a dirigé ensuite les services de renseignements de la force de sécurité du Kosovo, une force légèrement armée issue de l’UCK, lorsque cette dernière a été démilitarisée.

Le procès débutera le 15 septembre, avec une prise de parole du procureur et du conseil des victimes.

Crimes de guerre et contre l’humanité

L’ancien président du Kosovo et ancien chef politique de l’UCK Hashim Thaçi, qui a démissionné en 2020 après son inculpation, et trois autres suspects font également face à des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis entre 1998 et 1999. La date de leur procès n’est pas encore connue.

Le conflit (1998-1999), qui a fait 13.000 morts, a opposé, dans ce qui était à l’époque une province du sud de la Serbie, la guérilla indépendantiste aux forces serbes.

Le tribunal spécial pour le Kosovo (KSC) est une instance de droit kosovar composée de juges internationaux et chargée d’enquêter sur des crimes commis par l’UCK pendant et après le conflit, principalement à l’encontre de Serbes, de Roms et d’opposants kosovars à la guérilla. Créé en 2015, ce tribunal spécial siège aux Pays-Bas afin de protéger les témoins qui sont soumis à des pressions et des menaces.

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