Coronavirus en Roumanie : un été entre augmentation des cas, insouciance et corona-scepticisme

Un des pays parmi lesquels l’inquiétude grandit c’est la Roumanie. Le pays compte à ce jour 45.902 cas et le nombre de cas positifs continue d’augmenter. Une inquiétude d’autant plus importante qu’en cette période estivale, les stations balnéaires sont prises d’assaut et les règles de distanciation sociale de plus en plus difficile à respecter. Et si les autorités tentent de serrer la vis, le message semble avoir de plus en plus de mal à passer. Par ailleurs, de plus en plus de Roumains affichent un scepticisme grandissant à l’égard du virus.

 

Affluence dans les stations balnéaires

Des plages noires de monde, à peine une petite place pour déposer sa serviette de plage. Dans les stations balnéaires, en Roumanie, c’est la grande affluence. Résultat, il est quasi impossible de respecter la distanciation sociale ou encore les gestes barrières.

Pourtant les autorités roumaines ont bien tenté d’imposer de nouvelles mesures pour casser les chaînes de transmission. Des amendes pouvant aller jusqu’à 1000 euros en cas de non-respect des distanciations sociales ont été mises en place. Mais rien n’y fait. A l’inverse, les autorités semblent dépasser par l’influence.


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Même sentiment de débordement du côté des responsables de plages qui tentent pourtant de mettre en place certaines mesures comme les distances de deux mètres entre les transats, une seule famille par parasol etc…

Corona scepticisme ambiant

Le problème aussi c’est que de plus en plus de Roumains affichent un scepticisme quant au coronavirus et ne se sentent plus nécessairement concernés par sa propagation. Des opinions qui conduisent à un relâchement au sein de la population. "Je ne crois pas au virus. Je ne dis pas qu’il n’existe pas, mais chacun à son propre système de défense immunitaire", plaide une vacancière.

Pourtant, au même moment, certaines cliniques atteignent déjà leur niveau de saturation. Pour le docteur Virgil Msuta, médecin à la clinique Babes de Timisoara, "ce que certains appellent la liberté est une idée fausse. Je parle de ceux qui croyaient que ne pas porter de masques les libérerait. Ce n’est pas le cas puisqu’ils sont maintenant hospitalisés ou ne peuvent pas voyager parce que la plupart des pays européens ferment leurs portes, à nous les Roumains".

Selon certains spécialistes, la Roumanie pourrait devenir le nouveau Brésil en termes de propagation du virus, si rien n’est fait dès à présent. Et avec cela, un risque de contamination dans les pays des Balkans.

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