Cologne: info ou intox? Vraies agressions sexuelles et fausses images

Avec plus de 500 plaintes déposées, les événements de la nuit du Nouvel an à Cologne ont suscité une vague d’indignation sans précédent et mis à mal, un peu plus encore, la réputation déjà ternie des "réfugiés" au sein de la vieille Europe.

Profondément marqués par le tsunami médiatico-émotionnel provoqué par les événements de 2015, de Charlie aux attentats du 13 novembre, les réseaux sociaux ont vite fait de se ruer sur ces agressions, parfois à caractère sexuel. 

Et de pseudo-scoops en recyclages les exemples et témoignages en ligne se sont multipliés, pour ne pas dire démultipliés. 

Pourtant comme le souligne le quotidien LeMondela presse n’a finalement publié que peu de clichés de ces événements, et qui plus est assez tardivement. En mal de matière, les Facebook, Twitter et autres clones ont donc ouvert leurs flux à tout ce qui était susceptible de nourrir le "buzz" du moment, sans vérification préalable.

Et une fois encore, internautes comme (certains) professionnels des médias ont fait les frais de cette confusion des genres. De quoi mettre à l'épreuve les âmes les plus raisonnables, Angela Merkel en tête.

La femme de Cologne était un homme à Budapest

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Agressions de Cologne: info ou intox, vraies agressions et fausses images © Tous droits réservés

Parmi les exemples de manipulation, LeMonde évoque celle réalisée par un activiste, très présent sur les réseaux sociaux. Dans son tweet, celui-ci utilise une image montrant clairement une personne en train de se faire agresser. Le texte qui l'accompagne est à peine moins explicite: "Le genre d'agressions (vols, agressions sexuelles et viols) qui ont eu lieu à #Cologne sur une centaine de femmes". 

Malheureusement pour les convictions de l'activiste, l’image provient en réalité de l’agence Getty. Et la légende précise que l'image a été prise le 1er décembre, à Budapest. En outre, les autres photos de la série montrent qu'il s'agit d'un homme et non d'une femme.

L'analyse complète de Samuel Laurent sur la page des "Décodeurs" du journal LeMonde.      

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