Brexit : le siège du Royaume-Uni restera désormais vide à Bruxelles

Brexit : le siège du Royaume-Uni restera désormais vide à Bruxelles
Brexit : le siège du Royaume-Uni restera désormais vide à Bruxelles - © TOLGA AKMEN - AFP

Le Royaume-Uni ne participera aux réunions européennes que lorsqu’il y trouvera "un intérêt national". C’est le choix du Premier ministre Boris Johnson. Il l’a annoncé le 20 août dernier. Le Royaume-Uni n’enverra plus de représentants dans la plupart des réunions de l’Union européenne. Une décision qui prend cours ce lundi de rentrée dans les institutions européennes. Les parlementaires fraîchement élus reprennent le chemin de leurs commissions cette semaine. Et c’est la reprise également de nombreuses réunions et négociations.

Comme un air de rupture

Le Brexit doit avoir lieu coûte que coûte le 31 octobre, répète fermement le Premier ministre britannique. Les représentants du Royaume-Uni ne siégeront donc plus que dans les réunions à enjeu national important, comme la sécurité ou les relations internationales ou aux finances.
L’argument du secrétaire d’État britannique à la sortie de l’union, Steve Barclay, c’est que "nous allons récupérer du temps et d’énergie pour préparer le Brexit et tous les partenariats futurs de notre pays".

Les Britanniques disent vouloir désormais se concentrer sur leur relation future avec l’Union européenne et d’autres partenaires dans le monde. Se passer du poids de ces heures passées en réunion donnera aux ministres et à leurs collaborateurs le temps de préparer notre retrait au 31 octobre et de saisir les opportunités qui se présentent ". Le Royaume Uni assure ne pas vouloir gêner le fonctionnement de l’Union européenne, le vote britannique devrait donc être délégué de façon à ne pas bloquer les affaires en cours des 27 autres membres.

Londres avait déjà renoncé à désigner un candidat au poste de commissaire européen

Le gouvernement britannique avait déjà renoncé à désigner un candidat au poste de commissaire européen dans la future commission d’Ursula von der Leyen qui doit se mettre en place le 1er novembre prochain.

Stephen Barclay, ministre chargé du Brexit, avait indiqué dans un communiqué que " nous quittons l’UE ce 31 octobre 2019. En tant qu’État membre sortant, nous ne nous impliquerons pas dans les affaires de la nouvelle Commission, nommer un nouveau commissaire britannique n’aurait pas d’intérêt ".

Stephen Barclay avait déjà annoncé auparavant que les représentants du Royaume-Uni ne prendraient plus part aux réunions européennes dont les programmes ne sont pas liés au Brexit, ajoutant que leurs fonds seraient redirigés pour resserrer les relations diplomatiques entre les deux parties.

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