"Brexit": certaines réformes "inacceptables" pour Tusk, Cameron va "se battre"

Le Premier ministre britannique David Cameron a promis qu'il allait "se battre" jeudi lors des débats avec ses homologues européens, à son arrivée à un sommet européen à Bruxelles.
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Le Premier ministre britannique David Cameron a promis qu'il allait "se battre" jeudi lors des débats avec ses homologues européens, à son arrivée à un sommet européen à Bruxelles. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le Premier ministre britannique David Cameron a promis qu'il allait "se battre" jeudi lors des débats avec ses homologues européens, qui aboutiront selon lui à un "bon accord" pour son pays, à son arrivée au sommet européen de ces 17 et 18 décembre à Bruxelles.

"Nous ne poussons pas pour avoir un accord ce soir, mais nous poussons pour créer un véritable élan afin de boucler cet accord. Donc je vais me battre pour la Grande-Bretagne toute la nuit et je pense que nous allons avoir un bon accord", a-t-il lancé devant des journalistes.

Des réformes "simplement inacceptables"

Certaines des réformes réclamées par le Premier ministre britannique David Cameron en vue du référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'UE "semblent inacceptables", a averti jeudi le président du Conseil européen Donald Tusk.

Les consultations en amont du sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles "ont montré la bonne volonté de toutes les parties impliquées, mais cela ne change pas le fait que certaines propositions britanniques semblent inacceptables", a déclaré aux journalistes M. Tusk, qui représente les 28 Etats membres de l'UE.

Quatre dossiers au cœur des débats

Le débat est sérieusement engagé depuis que David Cameron a présenté ses demandes à l'UE, sur quatre grands thèmes, en amont d'un référendum sur le maintien de son pays dans l'UE d'ici la fin 2017.

L'une des plus controversées concerne l'immigration des ressortissants européens: Londres voudrait pouvoir les priver d'allocations sociales pendant leurs quatre premières années au Royaume-Uni.

"Si le Premier ministre Cameron convainc les dirigeants ce soir que nous pouvons travailler ensemble à des solutions sur les quatre dossiers, alors nous aurons une véritable chance d'arriver à un accord en février", a précisé Donald Tusk, à son arrivée quelques heures avant le début du sommet.

Les discussions entre Cameron et les 27 autres Etats membres se tiendront pendant le dîner des chefs d'Etat et de gouvernement jeudi soir. Dans une lettre publiée mardi, Donald Tusk souhaitait que la discussion se porte "sur les sujets les plus controversés".

Les autres exigences britanniques portent sur la zone euro, les questions de compétitivité et de souveraineté.

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