Attaques terroristes à Paris: près de 80 morts au Bataclan, les trois assaillants abattus

Une centaines de personnes sont mortes lors de la prise d'otage du Bataclan à Paris
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Une centaines de personnes sont mortes lors de la prise d'otage du Bataclan à Paris - © Twitter - @Panamza

Près de 80 personnes sont mortes lors de la prise d'otage au Bataclan à Paris. Des hommes armés sont entrés dans la salle de spectacle et ont fait feu, puis ont pris en otage les spectateurs. La police a rapidement donné l'assaut et abattu les trois assaillants. C'est l’événement le plus dramatique de cette soirée d'apocalypse à Paris, où se sont déroulées près de quatre fusillades la nuit de vendredi à samedi. On ne sait pas combien de terroristes ont œuvré cette nuit. Certains estiment que les différents assaillants se sont regroupés au Bataclan où tout s'est terminé, vu qu'il n'y a pas eu d'autres interventions policières ailleurs dans Paris. 

Plusieurs hommes cagoulés ont tiré dans la foule en criant "Allah Akbar"

Aux environs de 21h30, plusieurs hommes cagoulés et armés sont entrés dans la salle où se déroulait un concert. 1500 personnes étaient probablement présentes. Les assaillants auraient tiré sur la foule avec des kalachnikov, vidant plusieurs fois leurs chargeurs. Un témoin interviewé par Europe 1 parle d'hommes qui auraient tiré sur la foule, au hasard, afin de faire un maximum de victimes.

Les assaillants de la salle de spectacle Le Bataclan à Paris vendredi soir ont tiré en plein dans la foule en criant "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand"), a rapporté un témoin de la scène interrogé sur la radio France Info. "Avec ma mère on a réussi à s'enfuir du Bataclan (...), on a évité les coups de feu, il y avait plein de gens partout par terre", a raconté le jeune homme, prénommé Louis selon la radio. "Des mecs sont arrivés, ils ont commencé à tirer au niveau de l'entrée", a-t-il poursuivi. "Ils ont tiré en plein dans la foule en criant 'Allah Akbar', avec des fusils à pompe je crois".

Mes frères sont morts en Syrie, et moi je suis là

Une dame a témoigné au micro d'Europe 1 :" Un des hommes a dit 'Mes frères sont morts en Syrie, et moi je suis là.' Dés qu'ils ont commencé à tirer, tout le monde s'est couché. Un des assaillants a dit que le premier qui 'bouge son cul, je le bute'. Quand les policiers sont arrivés, tout le monde a essayé de sortir de la salle"

Un des assaillants aurait évoqué l'intervention française en Syrie.

La police a rapidement donné l'assaut

Des dizaines de détonations et de rafales ont été entendues vers 00h30, marquant le début de l'assaut donné par la police. Les bus du RATP (service de transport de l'île de France) se sont rapprochés afin de prendre en charge les blessés.

Un centre de soin d'urgence a été dressé, afin de s'occuper des blessés qui ne peuvent pas encore être transféré vers les hôpitaux. Une centaine d'ambulances et de camion de pompiers sont là pour emmener les blessés.

François Hollande est arrivé sur place, afin de faire le point avec les services de police et de secours.

Ce vendredi soir, plusieurs fusillades simultanées ont eu lieu dans les Xème et XIème arrondissements de Paris, dans sept lieux différents. Le bilan officiel global se chiffre à plus d'une centaine morts et 60 blessés, il devrait malheureusement augmenter dans le cours de la nuit. Des détonations ont été entendues au Stade de France lors du match France-Allemagne. Le président français a décrété l'état d'urgence sur l'ensemble du pays et a pris la décision de rétablir le contrôle des frontières. Le plan multi-attentats, dit "rouge alpha", a été déclenché.

Les réseaux sociaux sont remplis de message de condoléances venant des quatre coins du monde, mais aussi de recherches de personnes qui ne donnent pas de nouvelles.

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