L'Europe se réunit sous fond de tensions et de critiques

Les relations entre Allemagne et France ne sont pas au mieux.
Les relations entre Allemagne et France ne sont pas au mieux. - © EPA/JESCO DENZEL

Les dirigeants européens se retrouvent à Bruxelles pour tenter d'apporter des réponses fortes à la crise de la zone euro. Un sommet en plusieurs étapes : les chefs d’États et de gouvernements se retrouvent d'abord ce dimanche puis mercredi prochain.

En réalité, on devrait même évoquer un sommet en trois étapes. Car les Européens se retrouvent au complet, à 27, ce dimanche matin. Et dans l'après-midi, ce sera un sommet des dirigeants de la zone euro. Le sommet de mercredi prochain sera aussi un sommet des 17 pays qui partagent l'euro.

Pourquoi cette nouvelle rencontre de mercredi ? Parce que les Européens doivent prendre des décisions importantes pour sortir la zone euro de la crise, sur la participation du secteur privé au plan d'aide à la Grèce, sur la recapitalisation des banques ou encore sur le fonds de secours aux pays de la zone euro. Ces points supposent des choix politiques difficiles mais aussi le règlement de détails techniques d'une grande complexité.

La chancelière allemande a en outre besoin de présenter ces mesures à son parlement avant de donner son feu vert définitif. C'est à cela qu'Angela Merkel va consacrer son temps lundi et mardi.

Un timing allemand critiqué

Mais ce "timing" imposé par l'Allemagne n'est pas vraiment accepté par tous. Beaucoup d’États demandent d'ailleurs des réponses fortes dès ce dimanche soir. C'est le cas du Premier ministre belge Yves Leterme. "Le fait qu'on doive attendre mercredi pour avoir les conclusions fermes et définitives, ce n'est pas une situation idéale. Nous avons beaucoup de compréhension pour les difficultés, y compris constitutionnelles, de la chancelière mais ce n'est pas ainsi qu'on gère de façon efficiente et efficace une zone monétaire."

Plusieurs dossiers importants figurent à l'ordre du jour de ce dimanche. Tout d'abord, la participation du secteur privé au deuxième plan de sauvetage de la Grèce. Les Européens veulent demander aux banques qui détiennent de la dette grecque de perdre une partie de leur mise. Les 27 s'étaient déjà entendus sur une perte de 21%. Mais ils en veulent plus désormais vu la dégradation de la situation. Le chiffre avancé aujourd'hui est compris entre 50 et 60%. En contrepartie, les États européens vont recapitaliser les banques. On parle là d'une recapitalisation de l'ordre de 100 à 110 milliards.

Enfin, les dirigeants européens vont décider de doper le fonds d'aide à la zone euro pour que sa capacité actuelle de 440 milliards soit démultipliée. Et là, le dossier coince entre la France et l'Allemagne. La France aimerait que ce fonds devienne une institution financière capable d'emprunter à la banque centrale européenne. Mais l'Allemagne et la BCE rejettent ce scénario.

PIAB avec Africa Gordillo

Et aussi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK