Economies: les fonctionnaires vont aussi être touchés

Hendrik Bogaert l'affirme: la fonction publique devra aussi faire des efforts
Hendrik Bogaert l'affirme: la fonction publique devra aussi faire des efforts - © DIRK WAEM - Belga

C'est une autre conséquence des décisions budgétaires du gouvernement: la fonction publique, elle aussi, devra se serrer la ceinture. Moins de fonctionnaires, une mobilité accrue, un nouveau système de promotion... et une interruption de carrière rabotée. Au total, 4000 postes devraient passer à la trappe dans les deux années qui viennent.

Le secrétaire d’État à la fonction publique, Hendrik Bogaert, l'annonce: dès le premier janvier, seul un départ sur 3 sera remplacé dans le fonction publique fédérale.

Pour arriver à ce résultat, le secrétaire d’État parie sur l'informatisation accrue. La mobilité des fonctionnaires sera également encouragée.

Mais pour Roland Vansingel de la CGSP, on va droit dans le mur. Le syndicat s'interroge. Car le gouvernementt insiste sur la lutte contre la fraude sociale et fiscale; il espère même en retirer 216 millions d'euros en 2013. Mais dans le même temps, il réduit les moyens humains.

Le secrétaire d’État  annonce aussi la mise en place d'un nouveau système de promotion. Ce dernier sera désormais basé sur l'ancienneté et le mérite. C'est la fin d'un système de carrière relativement objectivé, dit la CGSP. Et de préciser que c'est un pan de la réforme Copernic qui passe à la trappe.

Enfin, et cette fois cela concerne tous les fonctionnaires, fédéraux, régionaux et communautaires - et donc aussi les enseignants: le système d'interruption de carrière vient d'être raboté. De 72 mois on passe à 12 mois autorisés.

Ces nouvelles mesures entreront en vigueur dès le premier janvier prochain.

RTBF