Parcours d'intégration, (fausse) bonne idée? La réponse du Ciré

Intégration
Intégration - © FRANCOIS WALSCHAERTS - Belga

Le gouvernement wallon vient de se mettre d'accord sur les grandes lignes d'un parcours d'intégration pour les étrangers arrivant en Wallonie. Fred Mawet (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers) a commenté cette décision ce mercredi avec nos internautes.

Connaissance de la langue, examen civique, preuves d'intégration: quelles sont les mesures dont les étrangers arrivant en Belgique ont besoin pour pouvoir faire pleinement partie de la société? Ces mesures doivent-elles être obligatoires? Sont elles nécessaires?

Fred Mawet, directrice du Ciré (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers), a répondu aux questions des internautes. L'association est, en effet, depuis un certain nombre d'années, mobilisée sur cette thématique. Elle avoue cependant que le Ciré n'est pas encore informé des détails de l'accord dévoilé hier par le gouvernement wallon.

Elle a applaudi le projet, une initiative politique que le Ciré appelle de ses vœux depuis un certain nombre d'années. "Nous avons dès 2009 plaidé pour que soit mise en place une politique d'accueil des primo-arrivants qui soit structurée, et multi-dimensionnelle".

Le Ciré a, en effet, en vue des élections régionales de 2009 en Belgique, publié un mémorandum, où se trouvent un certain nombre de revendications à ce propos.

"Inburgering": les idées du Ciré

Se référant à la conception d'"inburgering", le Ciré mettait en évidence trois axes de travail: l'apprentissage de la langue, la participation à un module "orientation au sein de la société" (qui comprend la dimension "citoyenneté), ainsi que l'orientation professionnelle pour les demandeurs d'emploi. L'association listait également un certain nombre d'outils pratiques, souhaitables pour que le parcours d'intégration puisse bien se dérouler: des opérateurs de qualité et proches des personnes (les missions locales, les professeurs en promotion sociale, ...); des bureaux d'accueil, capables de centraliser en un seul lieu l'organisation des diverses activités du parcours d'intégration; et enfin des lieux d'information, de préférence en contact régulier avec les étrangers qui viennent d'arriver en Belgique, telles les communes, les services sociaux, les missions locales, les associations de quartier, ...

La question de l'obligation du parcours ne semble pas être un aspect négatif, pour le Ciré; à condition d'y mettre les moyens. "D'un point de vue "pratique", ajoute Fred Mawet, si obligation il y a, il faut pouvoir assumer les conséquences d'une telle décision en termes de mise en œuvre. Et donc que l'offre puisse suivre la demande."

Plus largement, pour Fred Mawet, cette initiative vis-à-vis des étrangers venant d'arriver en Belgique est donc nécessaire. Et il s'agit d'une question qui concerne tout le monde: "Réfléchir à ce qui fait valeur et à la question du vivre ensemble concerne tous les citoyens et gagne à être discuté avec tous les citoyens et certainement tous les enfants à l'école."

W.F.

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