BHV: pour le sénateur Karl Vanlouwe (N-VA): "Ce n'est pas une scission"

Karl Vanlouwe, invité de Matin première, ce jeudi
Karl Vanlouwe, invité de Matin première, ce jeudi - © msmeekens - RTBF

Au lendemain de la fête de la Communauté flamande, et à la veille du vote au Parlement de la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles Hal-Vilvorde, la N-VA ne diminue pas l’intensité de ses critiques. Le sénateur Karl Vanlouwe était l’invité de Matin première ce jeudi, pour commenter pour son parti cette actualité.

Karl Vanlouwe tente tout d’abord d’éclaircir les éléments lancés mardi par Jan Peumans (N-VA), président du Parlement flamand. Ce dernier avait, lors de la cérémonie officielle, axé son discours, entre autres, sur la Wallonie. Karl Vanlouwe confirme ce que disait Jan Peumans. "On doit trouver une solution entre Flamands et Wallons", dit-il. L’année passée, le discours du président du Parlement flamand traitait de Bruxelles, cette année de la Wallonie : il n’y a pas de problèmes à évoquer ces sujets. Les Wallons, explique Karl Vanlouwe, ont beaucoup de possibilités sur le plan socio-économique. "Beaucoup d’entreprises viennent en Wallonie, et même des entreprises flamandes ; la Wallonie doit prendre son futur en main".

Bruxelles: une ville au statut particulier

En ce qui concerne Bruxelles, le sénateur, lui-même bruxellois, estime que c’ est "une ville, différente de la Région flamande et de la Région wallonne", ce qui justifie un statut particulier. Ville flamande précédemment, aujourd’hui majoritairement francophone – mais cela peut changer, dit Karl Vanlouwe – elle mérite une solution qui agrée les Flamands et les francophones.

"En Flandre, c’est un discours acceptable pour les Flamands ", ajoute Karl Vanlouwe. Jan Peumans dit simplement que "les Wallons peuvent prendre leur futur en main, (…) avoir des compétences importantes, réformer leur région en une région moderne". Les francophones peuvent être sceptiques, mais les Flamands sont aussi interrogatifs lorsqu’ils voient "un ministre fédéral  qui a trop bu et a parlé devant le parlement", lance Karl Vanlouwe. Si la N-VA choque parfois, c’est pour initier le débat sur des points importants.

Scission de BHV: "ce n'est pas ce que veulent les Flamands"

La N-VA est dans l’opposition, et le fait savoir. Karl Vanlouwe estime que les projets gouvernementaux de scission de l’arrondissement de BHV ne représentent pas une victoire pour les revendications flamandes. "Il faut faire une distinction entre l’arrondissement électoral et l’arrondissement judiciaire", rappelle-t-il. "Il n’y aura pas de scission de l’arrondissement judiciaire, il y aura dédoublement des tribunaux."  Et de se faire le porte-parole de toute la communauté néerlandophone : "la demande des Flamands, c’est qu’il faut faire une scission, avec quelques exceptions pour les néerlandophones bruxellois."

En périphérie, les francophones disposent de tous leurs droits, selon Karl Vanlouwe

C’est certes un moment spécial, concède-t-il, mais "ce n’est pas la solution au problème". Les francophones, affirme-t-il, ne perdent rien de leurs droits.

Auparavant, "les francophones ont ri avec les Flamands", ajoute Karl Vanlouwe, "ce n’est pas du tout acceptable. Maintenant, on a créé une scission avec des exceptions et des privilèges."

Les droits des francophones en périphérie n’ont jamais été rabotés, affirme Karl Vanlouwe. Mais aujourd’hui "on demande le respect pour le statut flamand" des communes autour de Bruxelles.

W.F.

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