Youtube, une simple plateforme de divertissement ? Pas seulement selon la vidéaste EnjoyPhoenix

La vidéaste EnjoyPhoenix, s’est entretenue avec Brut au sujet de sa carrière sur Youtube. Simple blog vidéo qu’elle avait créé pour se faire de nouveaux amis, la vidéaste a très vite raconté et dénoncé le harcèlement scolaire dont elle a été victime. La jeune femme était alors loin de se douter que la plate-forme représenterait aujourd’hui un métier à lourdes responsabilités.

Sa chaine Youtube comptabilise 3,4 millions d’abonnés et cumule près de 500 millions de vues. Pourtant, quand EnjoyPhoenix, née Marie Lopez, s’est lancée sur Youtube en 2011, elle était loin d’imaginer les proportions que prendraient ses poadcasts. La jeune femme de 23 ans n’est encore que lycéenne et se lance dans les vidéos sur Internet afin de “recommencer les choses à zéro et d’essayer de parler à des gens qui allaient me parler pour qui j’étais et non par pour ce que les gens avaient entendus sur [elle]“ explique t-elle. À l’époque, Marie Lopez est, en effet, victime de harcèlement scolaire et se réfugie dans cette communauté virtuelle qu’elle crée. Ses vidéos lifestyle et mode séduisent de nombreux internautes.

Dénoncer le harcèlement ?

Parmi eux, beaucoup de personnes se reconnaissent dans l’histoire de la Youtubeuse, “beaucoup de filles notamment qui n’osaient pas parler du harcèlement qu’elles subissaient. Elles ne savaient même pas ce que c’était que du harcèlement“, déplore la jeune femme. Elle se réjouit donc de pouvoir aider toutes ces victimes en les conseillant et en les encourageant à ne plus subir. “Les gens viennent me voir en me disant : ’Mais merci parce que si t’en avais pas parlé moi je n’en aurais pas parlé à mes parents, je n’en aurais pas parlé à mes profs […] et quand on me dit ça, je me dis que je n’aurais pas pu rêver d’un meilleur métier, en fait, que de pouvoir aider les gens."

Un métier à part entière

Car aujourd’hui, la plateforme représente bel est bien un métier pour de nombreux vidéastes qui y consacrent leur temps et en tirent la majorité de leurs revenus. Si la tache peut paraître simple, Marie Lopez clame le contraire : “Je pense que les gens n’aiment pas vraiment les youtubeurs ou ont tout simplement une mauvaise image des youtubeurs parce que pour eux, ce n’est pas un vrai travail. Personne ne réalise l’ampleur du travail qu’il y'a derrière, la recherche, l’écriture de vidéos, le montage, le tournage tout simplement.“ Depuis l’ampleur qu’a pris sa chaîne, la vidéaste a fondé deux sociétés et a diversifié son activité. Elle s’est, par exemple, lancé dans le commerce en ligne.

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