Youth For Climate: ailleurs aussi, ça bouge!

Les jeunes suisse manifestaient déjà en nombre, ils étaient près de 20.000 vendredi dernier dans plusieurs villes du pays
6 images
Les jeunes suisse manifestaient déjà en nombre, ils étaient près de 20.000 vendredi dernier dans plusieurs villes du pays - © FABRICE COFFRINI - AFP

Pour sa troisième édition ce jeudi, la marche "Youth For Climate" a rassemblé presque trois fois plus de jeunes que la semaine dernière. Dans d’autres pays d’Europe et du monde, les jeunes s’organisent et sèchent les cours pour faire pression sur les politiques. Australie, Suisse, Allemagne... petit tour des plus grosses mobilisations depuis septembre et l'appel de Greta Thunberg à sécher les cours.

Ils étaient 35.000 à Bruxelles aujourd’hui. Environ 2000 à Liège et près de 700 à Namur pour une nouvelle marche pour le climat. Un mouvement qui prend de l’ampleur au fil des semaines en Belgique et qui montre que les étudiants veulent du changement de la part des politiques. Mais les jeunes belges ne sont pas seuls à fouler le pavé ces derniers jours. D’autres en Europe et ailleurs se mobilisent, même si la marche de ce jeudi à Bruxelles est la première à rassembler autant de monde. A la base du mouvement, il y a bien-sûr Greta Thunberg, une jeune suédoise qui avait décidé dès septembre de sécher les cours le vendredi pour aller manifester devant le parlement suédois à Stockholm. Cette fille de 15 ans demandait une réaction de la part des dirigeants politique, avant de s'exprimer à Katowice durant la COP24 en novembre. C'est encore elle qui avait appelé les étudiants du monde entier à une "grève internationale" début décembre. Et visiblement, elle a bien été entendue.

Les Australiens dès novembre

Les premières "grève des classes" d’ampleur avaient débutés de l’autre côté du globe, en Australie, où les effets du réchauffement climatique sont encore plus visibles que chez nous. Des centaines d’élèves s’étaient alors mobilisés dans une vingtaine de villes comme à Melbourne, Ballarat, Newcastle, Townsville et Cairns. A Sydney, plus d’un millier de jeunes du primaire et du secondaire ont bloqué certaines rues pour manifester. Une page "School Strike 4 Climate" a également été créé pour rassembler les jeunes des quatre coins de ce grand pays. Le slogan #StopAdani a été fort utilisé tout au long des manifestations pour dénoncer l'exploitation de mines à charbon par la firme australienne Adani. Une nouvelle marche a depuis eu lieu le 7 décembre. 

20.000 en Suisse

Mais pour voir ce mouvement s’intensifier en Europe, il faudra attendre jusqu’au début de l’année 2019 et la première marche le 10 janvier à Bruxelles. Une marche qui trouve écho quelques jours plus tard en Suisse, où les jeunes se mobilisent dès le 14 janvier jusqu’à atteindre les 18.000 participants vendredi dernier. Parmi les villes où la mobilisation était la plus forte, on compte Lausanne, Genève, Zurich, Neufchâteau et Fribourg.

30.000 en Allemagne

Le même jour en Allemagne, ils étaient près de de 30.000 à se mobiliser à travers 50 villes du pays. L’une des revendications les plus concrète à être apparue était celle pour un retrait du charbon. Ce combustible très polluant est utilisé par l’Allemagne comme source d’énergie. Chez les allemands, l’évènement a parfois pris le nom de "Fridays For Future", un nom repris dans beaucoup d’autres pays.

Ailleurs aux Etats-Unis, en Pologne, en Royaume-Uni et dans beaucoup d'autres villes, d'autres élèves se mobilisent dans des proportions moindre. Ce vendredi, les étudiants allemands et suisses devraient remettre ça, et ils voudront peut-être répondre à la forte mobilisation d'aujourd'hui en Belgique. A voir si l'effet boule de neige se confirme dans les jours et les semaines qui viennent, pour donner encore plus d'écho à ces revendications.

Manifestation des jeunes dans les rues de Bruxelles, ce 24 janvier (JT 19h30):

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK