Yémen: en finir avec un conflit à plusieurs dimensions

Le conflit entre les rebelles houthis et le gouvernement a fait plus de 10.000 morts. 
Le conflit entre les rebelles houthis et le gouvernement a fait plus de 10.000 morts.  - © MOHAMMED HUWAIS - AFP

Des pourparlers de paix entre le gouvernement yéménite et les rebelles Houthis débutent ce jeudi en Suède, sous l’égide de l’ONU, après quatre ans de conflit. L’espoir est permis car ces discussions interviennent après la signature, en début de semaine, d'un accord en vue d'échanger des centaines de prisonniers. A l'heure actuelle, le conflit a fait plus de 10.000 morts. 

L’objectif à présent est de trouver une solution politique pour faire cesser le bain de sang et mettre un terme à la crise humanitaire. Rien n'est fait, car ce conflit est particulièrement complexe : guerre civile, ras-le-bol populaire, il a commencé en 2011, dans la foulée du Printemps arabe. Le mouvement rebelle houthi joue le premier rôle dans cette révolte, lui qui dénonce les inégalités et le sous-développement dont est victime sa communauté zaïdite et qui est présente surtout dans le Nord-ouest du pays.

L'implication de l'Arabie saoudite... et de l'Iran?

En 2011, un accord est négocié pour que l'ancien président Ali Abdallah Saleh cède le pouvoir. Son successeur, Mansour Hadi accepte alors, sous l’égide des Nations unies,  de partager le Yémen en 6 états fédérés, avec un projet de constitution fédérale. Mais le mouvement houthi rejette ce découpage, car non seulement il se voit écarté du pouvoir, mais en plus, ce découpage le prive d'un accès à la mer. Les Houthis entrent en conflit avec les forces pro-gouvernementales.

Aujourd'hui, les rebelles contrôlent de vastes régions, dont la capitale, Sanaa, et le port de Hodeida. Quant au président Mansour Hadi, il est exilé en Arabie Saoudite. Car, c'est aussi une guerre régionale : l’Arabie saoudite sunnite soutient les forces pro-gouvernementales contre les houthis. En face, l’Iran chiite est suspecté de soutenir les rebelles, même si le pays continue de démentir.

Sur la table des négociations : la réouverture de l'aéroport international de Sanaa, le recensement des zones minées par les rebelles, un cessez-le-feu et l'ouverture de couloirs humanitaires.

Archives : Journal télévisé 23/11/2018

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