Waterloo : des Catalans à "la Casa de la Republica" où réside Carles Puigdemont

Waterloo : des Catalans à "la Casa de la Republica" où réside Carles Puigdemont
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Waterloo : des Catalans à "la Casa de la Republica" où réside Carles Puigdemont - © JULIETTE BRUYNSEELS - BELGA

Plus de 120 personnes étaient dimanche matin à Waterloo, devant la "Casa de la República", quartier général du Conseil pour une république catalane où est établi l’indépendantiste catalan Carles Puigdemont.

Ensuite les "marcheurs pour la liberté" ont pris la direction de Bruxelles. Une initiative faisant écho aux milliers de marcheurs partis mercredi de cinq villes de Catalogne pour nourrir la grande manifestation organisée à Barcelone vendredi. Objectif protester contre la condamnation de neuf dirigeants sécessionnistes à de lourdes peines de prison.

Carles Puigdemont a fait une apparition au début du rassemblement. Les manifestants arboraient des drapeaux de leur région : "L’Espagne ne fait rien pour établir un dialogue et on en a marre", a déclaré Kevin, un manifestant : "Jusqu’à 13 ans de prison, c’est incroyable. On ne comprend pas".

Les manifestants critiquent la voie judiciaire choisie pour résoudre une question d’ordre politique : "C’est un mouvement collectif, qui a eu le mandat du peuple, qui a défendu ses positions de manière démocratique…", remarque Meritxell Serret, la représentante du gouvernement de Catalogne auprès de l’Union européenne : "Les dirigeants politiques ont choisi de réprimer les manifestations. […] Aujourd’hui, les manifestants comptent des indépendantistes comme des personnes qui ne sont pas indépendantistes. C’est la démocratie, le respect des droits et libertés fondamentaux qu’y sont défendus maintenant".

En Belgique, Carles Puigdemont est visé par un second mandat d’arrêt européen émis par la justice espagnole pour sédition et détournements de fonds publics.

Un premier mandat d’arrêt émis visait Carles Puigdemont et 4 de ses ex-ministres régionaux également exilés en Belgique. Il avait été retiré le 5 décembre 2017 faute de parvenir à le faire appliquer d’abord par l’Allemagne puis par la Belgique. Les chefs de "rébellion" et "sédition" notamment mentionnés dans les termes du mandat ne figurant pas parmi les infractions pénales communément utilisées pour l’application d’un mandat d’arrêt européen.
 

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