Vol à Auschwitz: la Pologne va demander une aide judiciaire à la Suède

"Mercredi, nous allons transmettre au ministère de la justice du Royaume de Suède notre demande d'aide judiciaire dans l'enquête menée par le parquet régional de Cracovie dans l'affaire du vol de l'inscription", a déclaré à l'AFP Boguslawa Marcinkowska, porte-parole du parquet. Mme Marcinkowska a refusé de donner plus de précisions sur cette aide.

Selon la télévision publique polonaise, le nom du commanditaire, qui vit en Suède, est déjà connu de la justice polonaise, qui a demandé à la justice suédoise son arrestation.

Le 18 décembre, le portique en métal long de cinq mètres environ avait été volé par cinq Polonais qui ont été arrêtés trois jours plus tard. Le commanditaire de ce vol, un étranger selon le parquet, n'a toujours pas été arrêté.

Selon les médias polonais, des éléments de l'enquête menaient en Suède.

"Le principal commanditaire est une personne qui n'habite pas en Pologne et n'a pas la citoyenneté polonaise", avait déclaré la semaine dernière Artur Wrona, procureur régional.

Il avait refusé de confirmer ou de démentir les informations de la télévision polonaise TVN 24 selon lesquelles "la piste menait en Suède".

La police a retrouvé l'inscription volée, découpée en trois morceaux par les voleurs.

Les cinq hommes interpellés, âgés de 20 à 39 ans, sont tous des repris de justice. Ils ont été mis en examen pour vol et dégradation d'une pièce appartenant au patrimoine mondial de l'Unesco. Ils encourent des peines allant jusqu'à 10 ans de prison.

L'inscription figurait au-dessus de la porte d'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz établi par l'Allemagne nazie en 1940 en Pologne occupée.

Sa disparition avait provoqué une immense émotion au sein de la classe politique en Israël, en Pologne et en Allemagne, ainsi que dans la diaspora juive à travers le monde.

L'Allemagne nazie a exterminé de 1940 à 1945 à Auschwitz-Birkenau environ 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs.

Jeudi, l'agence de renseignement suédoise Säpo a annoncé qu'elle avait ouvert une enquête sur un complot de l'extrême droite visant à attaquer le Parlement et le domicile du Premier ministre.

Selon le journal populaire suédois Aftonbladet, l'attentat devait être financé grâce à la somme d'argent obtenue par la vente de l'inscription volée de l'entrée de l'ancien camp d'extermination nazi d'Auschwitz.


AFP

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