Visite belge au président syrien: Assad serait prêt à une "ouverture"

Le président Assad serait prêt à une "ouverture", confie-t-il à Véronique De Keyser (PS)
Le président Assad serait prêt à une "ouverture", confie-t-il à Véronique De Keyser (PS) - © Tous droits réservés

Véronique De Keyser (PS) s'est rendue en mission humanitaire personnelle au Liban et en Syrie. Elle a eu l'occasion de rencontrer le président Assad pour lui faire part d'une série de demandes d'organisations humanitaires. L'occasion d'un entretien avec le maître de Damas qui, selon la députée européenne semble jouer l'ouverture et la recherche d'une voie politique pour sortir du conflit. Le PS désapprouve la rencontre.

On estime que deux millions de Syriens ont fui les combats dans les pays voisins. Dans des conditions allant du précaire au catastrophique. Une situation qui a mené Véronique De Keyser, au cours d'une mission personnelle qui l'a menée au Liban et en Syrie.

Elle s’est d'abord au Liban où elle a vu des camps de réfugiés syriens et été reçue par le chef de l’État Michel Sleiman, et a rencontré l'ancien ambassadeur libanais à Bruxelles M. Mansour qui lui a proposé de se rendre en Syrie, ce qu'il a rendu possible.

Là, la députée européenne y a rencontré diverses ONG, des autorités, mais surtout, le président Bachar El Assad, qu'elle connaît et à qui elle avait des demandes à formuler sur les disparus, l'humanitaire et les réfugiés.

"Je ne tiens pas à rester au pouvoir. J'ai une autre vie à côte de cela. Mais je quitterai pas le navire quand le bateau coule", lui a-t-il confié loin de tout caméra.

"Je veux travailler avec l'opposition, d'ailleurs j'ai commencé des réformes", lui a aussi dit le président, tout en estimant qu'on ne pouvait plus arrêter la guerre civile dans ce pays en train de disparaître, rapporte l'eurodéputée. Le président affirme enfin vouloir travailler sur l'humanitaire.

Commentaire du PS : "Inapproprié, incompréhensible, inadéquat"

Le PS désapprouve la rencontre entre Bachar el-Assad et Veronique De Keyser, a fait savoir vendredi soir le parti par la voix de son porte-parole. "Ce voyage n'est absolument pas couvert par le parti. Rencontrer Bachar el-Assad et, par là, lui donner une caution même minime, est totalement incompréhensible", estime le PS.

Regarder l'interview de Véronique De Keyser ci-dessous.

 


 

RTBF

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