Violences du 1er-Mai à Paris: 7 suspects inculpés

Violences du 1er-Mai à Paris: 7 suspects inculpés
Violences du 1er-Mai à Paris: 7 suspects inculpés - © PHILIPPE LOPEZ - AFP

Sept personnes soupçonnées d'avoir commis des dégradations après la manifestation du 1er-Mai à Paris ont été inculpées et remises en liberté sous contrôle judiciaire, contre l'avis du parquet qui avait demandé leur détention provisoire, a-t-on appris ce samedi de source judiciaire.

Présentés à un juge d'instruction dans la soirée de vendredi, les suspects ont été inculpés pour "dégradations en réunion" et "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences aux personnes ou des atteintes aux biens", a détaillé la source judiciaire.

Un juge des libertés et de la détention a ordonné leur remise en liberté sous contrôle judiciaire, avec notamment interdiction de paraître en région parisienne. Mais le parquet de Paris, qui avait requis un mandat de dépôt à leur encontre, va faire appel lundi de cette mesure, a indiqué la même source.

Accusés de dégradations

Les suspects sont soupçonnés d'avoir commis des dégradations dans une agence bancaire et des magasins de vêtements au cours de la soirée de mardi, après un défilé du 1er-Mai marqué par des violences et des dégradations, selon une source proche de l'enquête.

Abribus saccagés, voitures brûlées, panneaux publicitaires et vitres de restaurants brisées: le traditionnel défilé du 1er-Mai a été marqué par de nombreux heurts dans la capitale, attribués par les autorités à quelque 1200 militants de l'ultragauche estampillés "black blocs". Quatre personnes, dont un policier, ont été très légèrement blessées, selon le bilan officiel.

Au total, 283 personnes avaient été arrêtées à l'issue de la manifestation, dont 102 placées en garde à vue. Mercredi, une cinquantaine avaient été relâchées et mises hors de cause.

Vendredi, une dizaine de personnes ont défilé devant le tribunal correctionnel de Paris qui a prononcé une condamnation à 1000 euros d'amende pour la détention d'un fumigène et deux relaxes tandis que les autres ont obtenu un report de l'audience à une date ultérieure.

Deux jeunes femmes, une Suisse et une SDF belge, qui ont refusé de se soumettre à des relevés d'empreinte et d'ADN, ont été écrouées dans l'attente de leur procès, dans trois semaines.

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