Viol collectif en Inde: l'ami de la victime devrait témoigner au procès

Le jeune homme, 28 ans, qui ne peut être nommé pour des raisons juridiques, est arrivé en fauteuil roulant à l'audience, a constaté un correspondant de l'AFP. Il devait être le premier témoin de l'accusation à être cité à la barre.

Le 16 décembre, il avait été passé à tabac dans un autobus avant d'être jeté hors du véhicule alors que son amie, une étudiante de 23 ans, était violée à plusieurs reprises, agressée sexuellement avec une barre de fer puis jetée à son tour, à moitié nue, hors de l'autobus. Elle est décédée treize jours plus tard.

Le jeune homme ne s'est pas exprimé devant les journalistes mais son père a confirmé qu'il allait témoigner au procès des cinq hommes qui ont tous plaidé non coupables de viol, meurtre, enlèvement et vol. Ils encourent la peine de mort.

Un sixième auteur présumé comparaît devant une juridiction pour mineurs et il encourt une peine maximale de trois ans dans un centre pour mineurs délinquants.

"Mon fils fera tout ce qu'il peut pour que les coupables soient punis", a déclaré le père du jeune homme à l'AFP alors que tous deux entraient dans l'enceinte du tribunal. "Il va coopérer et il est prêt à répondre à toutes les questions posées par la défense", a-t-il ajouté.

La presse n'a pas été autorisée à suivre les débats et les avocats ont reçu l'ordre de ne pas parler aux journalistes.

Les cinq prévenus comparaissent en vertu d'une procédure accélérée pour contourner un système judiciaire indien notoirement lent et sous la pression de l'opinion publique et de la famille de la victime.


AFP

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