Victor Orban veut bâtir une grande alliance contre l'immigration

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a souhaité la constitution d'une grande alliance de pays contre l'immigration, dimanche à l'occasion du lancement par son parti, le Fidesz, de la campagne en vue des élections législatives du 8 avril.

"La chrétienté est le dernier espoir de l'Europe", a lancé le dirigeant nationaliste et conservateur devant des militants lors de son discours annuel sur l'état de la nation.

Viktor Orban, qui est âgé de 54 ans, a estimé qu'une divergence fondamentale séparait les pays d'Europe centrale et l'ouest de l'Europe, devenu selon lui une "zone immigrée, un monde à la population mixte qui prend une direction différente de la nôtre".

Le danger vient de l'Ouest

Les pays de l'ouest de l'Europe, a-t-il poursuivi, cherchent à imposer leurs vues. "Aussi absurde que cela puisse paraître, le danger que nous affrontons vient de l'Ouest, de politiciens à Bruxelles, Berlin et Paris", a-t-il déclaré sous de bruyants applaudissements. "Bien sûr, nous combattrons et nous utiliserons tous les recours juridiques possibles. Le premier est notre loi 'anti-Soros'," a-t-il ajouté.

Depuis des années, le milliardaire américain d'origine hongroise George Soros est la cible de Viktor Orban, qui dénonce ses actions philanthropiques visant à défendre les valeurs libérales et l'ouverture des frontières.

"Partout, (Soros) veut qu'on accepte l'immigration. Ça ne marchera pas. Nous ne sommes pas seuls, nous combattrons ensemble (...) et nous vaincrons", a affirmé le Premier ministre hongrois.

Taxe pour les ONG qui aident les migrants

"Le V4 (les pays de Visegrad: Hongrie, Slovaquie, Pologne, République tchèque) est ferme, la Croatie se laisse convaincre, l'Autriche a pris une direction patriotique et en Bavière, la CSU (Union chrétienne-sociale) a créé une résistance", s'est félicité Viktor Orban.

Le nouveau projet de loi baptisé "anti-Soros" prévoit que les ONG qui aident les migrants reversent 25% de ces fonds sous forme de taxe à l’Etat.

Elles devraient en outre obtenir une autorisation de mener leurs activités auprès du ministère de l’Intérieur qui pourrait la leur refuser pour des raisons de "sécurité nationale". Celles qui outrepassent ce refus pourraient être dissoutes.
 

Extraits de l'allocution de Victor Orban :

Traduction des différents extraits: "Peu importe les raisons, l'Europe occidentale est devenue une zone d'immigration, une population mélangée, un monde qui se dirige dans une direction différente de celle de l'Europe centrale."
"Nous ne pensons pas que la lutte est désespérée. Au contraire, nous allons gagner. Les pays du V4 (groupe de Visegrad, ndlr) sont fermes, la Croatie arrive, l'Autriche part dans une direction patriotique, et en Bavière la CSU a créé une résistance intellectuelle et politique. Ce n'est donc pas trop tard."
"La situation est que le danger auquel nous devons faire face vient de l'Ouest, des politiques de Bruxelles, Berlin et Paris. Ils veulent que nous adoptions leurs politiques qui ont fait de leurs pays des pays d'immigration, et qui ont amenées par là le déclin de la chrétienté et la diffusion de l'Islam"
"Soros a contrarié non seulement nous mais aussi l'Angleterre, le président Trump et Israël. Il veut que de tous côtés la migration soit acceptée. Ca ne marchera pas. Nous ne sommes pas seuls et nous nous battrons ensemble pour stopper le plan Soros présenté à Bruxelles et à l'ONU. Et nous réussirons si nous avons assez d'alliés. Je suis sur que nous le ferons."

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