"Tentative d'assassinat" de Nicolas Maduro: les Etats-Unis nient toute implication

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a déclaré samedi soir avoir échappé à une "tentative d'assassinat", et a accusé son homologue colombien Juan Manuel Santos d'être à l'origine d'un complot impliquant des personnes résidant aux Etats-Unis.

Ce que se défendent catégoriquement les Etats-Unis, qui déclarent ne pas être responsables de l'explosion de drones lors du discours de Nicolas Maduro. "Je peux dire sans équivoque qu'il n'y a aucune implication du gouvernement américain dans ce qui s'est passé" a déclaré le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton.

Selon Bolton, le gouvernement de Nicolas Maduro pourrait être à l'origine de cette explosion. "Cela pourrait être beaucoup de choses, comme un prétexte mis en place par le régime de Maduro ou quelque chose d'autre", estime le conseiller américain, ajoutant qu'aucun américain n'avait été blessé au cours de l'explosion. "Si le gouvernement vénézuélien a des informations concrètes qu'ils veulent nous présenter prouvant une éventuelle violation des lois criminelles américaines, nous les examineront sérieusement", ajoute-t-il.

Un groupe mystérieux revendique sur les réseaux sociaux

Un mystérieux groupe rebelle qui serait composé de civils et de militaires a revendiqué l'attentat, selon un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.

"Il est contraire à l'honneur militaire de maintenir au gouvernement ceux qui ont oublié la Constitution et ont fait de la fonction publique une manière obscène de s'enrichir", dénonce le texte signé par le "Mouvement national des soldats en chemise".

"Nous ne pouvons pas tolérer que la population soit affamée, que les malades n'aient pas de médicaments, que la monnaie n'ait plus de valeur, que le système éducatif n'enseigne plus rien et ne fasse qu'endoctriner avec le communisme", poursuit le communiqué.

"Peuple du Venezuela, pour que cette lutte émancipatrice soit une réussite, il est nécessaire que nous descendions tous dans la rue, sans retour", ajoute-t-il.

L'opération phénix

L'attaque manquée ferait partie de l'"Opération phénix", selon le communiqué lu samedi soir par Patricia Poleo, une journaliste proche de l'opposition et basée aux Etats-Unis, sur sa chaîne YouTube. Cette farouche adversaire du gouvernement socialiste vénézuélien s'est limitée à lire ce texte qu'elle affirme avoir reçu de ce groupe rebelle.

Nicolas Maduro a accusé samedi soir le président colombien Juan Manuel Santos d'être responsable de cet "attentat".

Une source à la présidence colombienne a rejeté comme "sans fondement" l'accusation du président vénézuélien. "C'est sans fondement. Le président se consacre au baptême de sa petite-fille Celeste et non à renverser des gouvernements étrangers", a déclaré sous le couvert de l'anonymat cette source haut placée à la présidence colombienne.

Nicolas Maduro a également mis en cause des personnes vivant selon lui aux Etats-Unis. "Les premières investigations nous indiquent que plusieurs des financiers (de l'attentat, ndlr) vivent aux Etats-Unis, dans l'Etat de Floride", a déclaré M. Maduro. "J'espère que le président Donald Trump est disposé à combattre les groupes terroristes", a-t-il ajouté.

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