Venezuela: des indigènes demandent de suivre l'enquête sur un massacre

Photo fournie par l'association Hutukara Yanomani en novembre 2011 montrant une tribu Yanomani au nord du Brésil
Photo fournie par l'association Hutukara Yanomani en novembre 2011 montrant une tribu Yanomani au nord du Brésil - © Morsaniel Iramari (AFP)

Des organisations indigènes ont demandé lundi aux autorités vénézuéliennes qu'elles poursuivent leur enquête sur le massacre présumé en juillet de 80 membres de l'ethnie Yanomami dans le sud amazonien du pays par de supposés mineurs clandestins brésiliens.

Dans un communiqué, la Coordination des organisations indigènes de l'Amazonas (Coiam) a affirmé que les enquêteurs envoyés sur place par le gouvernement - qui a déclaré cette fin de semaine n'avoir trouvé aucune preuve de massacre - "ne sont pas arrivés" jusqu'à au village de Irothateri, lieu présumé de l'agression.

C'est "la raison pour laquelle on n'a pas trouvé de preuve démontrant le massacre présumé", poursuit le communiqué.

"Nous demandons que l'on poursuive les investigations sur les faits dénoncés jusqu'à arriver au village de Irotatheri", situé dans un secteur de jungle isolé de l'Etat d'Amazonas, frontalier avec le Brésil, "ce qui permettra de déterminer avec exactitude ce qui s'est passé", ajoute le communiqué.

"La commission (d'enquête) n'est pas arrivée là où a eu lieu le massacre", a également affirmé à l'AFP Itirio Hoariwe, vice-président de l'Horonami Organisation Yanomami (HOY), qui fait partie de la Coiam, et qui a dénoncé le massacre devant la justice la semaine dernière.

Ce week-end, le gouvernement vénézuélien a annoncé qu'une commission d'enquête dépêchée dans le sud amazonien n'avait pu recueillir de preuves sur la réalité du massacre.

"Le bilan des visites que nous avons réalisées est que nous n'avons trouvé aucune preuve de décès d'indiens yanomami", a déclaré la ministre des Peuples indigènes Nicia Maldonado, citée par l'agence AVN.

En outre, a-t-elle ajouté, les autorités locales n'ont pu trouver la trace de maisons incendiées, comme le dénonçait HOY.

AFP

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