Variant Delta : injecter une troisième dose de vaccin, la décision fait débat au Royaume-Uni

Face au danger pour la santé publique que représente l’arrivée du variant Delta au Royaume-Uni, le secrétaire britannique à la Santé, Sajid Javid, a annoncé mardi que, dès septembre, les populations les plus à risques pourront bénéficier d’une troisième dose de vaccin. Ce point de vue n’est pas partagé par Andrew Pollard, le directeur de l’Oxford Vaccine Group, et qui avait chapeauté l’équipe qui a mis au point le vaccin Oxford-AstraZeneca contre le coronavirus. Dans des propos relayés par la BBC, Andrew Pollard demande que la décision d’injecter une troisième dose soit "scientifiquement étayée". Le moment où ce sera nécessaire viendra si on constate une hausse des hospitalisations -voire même des décès- parmi les personnes déjà vaccinées. "Et ce n’est pas ce que nous observons actuellement".

Le professeur Pollard a déclaré lors d’une réunion du groupe parlementaire sur le coronavirus que "le système immunitaire de la population se souviendra pendant des décennies qu’il a reçu deux doses de vaccin, et cela l’aidera à le protéger contre le Covid-19".


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Andrew Pollard s’est aussi exprimé au sujet de l’immunité collective : selon lui, "ce ne sera pas une possibilité", parce que le variant delta continuera d’infecter des personnes vaccinées. Même si on vaccinait tous les enfants, cela n’interrompra pas la transmission du virus, selon lui.

La décision britannique d’injecter une troisième dose doit encore être validée par un avis du Joint Committee on Vaccination and Immunisation (JCVI).

Sujet JT du 31 juillet :

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